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Le Niger et les Etats-Unis ont discuté du "problème Boko Haram"

12/05/2014 08:18 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

Le président du Niger Mahamadou Issoufou s'est entretenu avec une haute responsable américaine du "problème Boko Haram", le groupe islamiste armé qui a revendiqué l'enlèvement de plus 200 jeunes filles au Nigeria voisin, ont rapporté lundi les médias officiels nigériens.

"On est très inquiets de la situation au Nigeria avec les 276 jeunes filles (enlevées par Boko Haram, dont 223 restent captives) et dont on ne sait même pas où elles sont. On est très inquiets du problème Boko Haram", a déclaré la Sous-secrétaire adjointe aux Affaires africaines des Etats-Unis, Bisa Williams, à la télévision nigérienne "Télé Sahel".

Les discussions avec le président Mahamadou Issoufou ont eu lieu vendredi dernier et ont porté sur "la situation sécuritaire dans la sous-région, notamment au Nigeria", a précisé le site de la présidence nigérienne.

Des hauts responsables militaires américains de l'Africom -organe qui coordonne toutes les activités militaires et sécuritaires des États-Unis en Afrique- et le ministre nigérien de la Défense, Mahamadou Karidjo, ont assisté à l'entretien, selon les images diffusées par "Télé Sahel".

"Le Niger connait très bien le Nigeria et le président Issoufou a une grande vision de ce qui s'y passe et c'est évident qu'on a discuté" avec lui de Boko Haram, a expliqué la diplomate américaine, présentant M. Issoufou comme un "grand partenaire".

Des centaines de Nigériennes avaient manifesté jeudi à Niamey pour demander la "libération immédiate" des lycéennes enlevées par Boko Haram et le respect de leur "dignité".

Mardi dernier, deux combattants de Boko Haram ont été blessés lors de violents combats avec l'armée nigérienne dans la région de Diffa, dans l'est du Niger, proche de Maiduguri, un Etat du nord du Nigeria, berceau de Boko Haram.

En février, un millier de militaires africains - dont des soldats du Nigeria-, américains et européens ont effectué des manoeuvres militaires au Niger, notamment dans la zone de Diffa, pour s'exercer à faire face aux menaces terroristes qui planent sur ces régions depuis des années.

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