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Le Drakkar et les Foreurs ne changeront rien lors du match ultime de mardi

12/05/2014 05:51 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Tant du côté du Drakkar que chez les Foreurs, personne n'a l'intention de changer quoi que ce soit dans son approche en vue du septième et ultime match de la finale de la LHJMQ, qui sera disputé mardi soir à Baie-Comeau.

Et ce, même si la série a donné lieu à plusieurs matchs à pointage élevé. Ce qui, en théorie, est à l'avantage de la formation de Val-d'Or puisqu'elle a présenté la meilleure attaque dans la ligue en saison régulière et en séries. Le Drakkar, lui, s'est plutôt fié à sa défensive pour confirmer son statut de favori et se rendre jusqu'à ce stade-ci, c'est-à-dire à une victoire près de participer à la Coupe Memorial.

«Il ne faut pas nécessairement se fier au score des matchs. Il faut regarder comment ça se joue sur la glace, a noté Éric Veilleux, l'entraîneur du Drakkar, en entrevue téléphonique. Ce qui sera important (mardi), c'est de continuer à jouer avec l'identité qu'on a eue toute la saison.»

Cette identité, c'est celle d'un club bien structuré et qui affiche une belle discipline. C'est d'ailleurs ce qui a permis à Baie-Comeau de s'imposer 3-0 lors du premier match de la finale. Les Foreurs ont alors été menottés. Il est à parier que Veilleux rappellera ce match-là au bon souvenir de ses joueurs, mardi soir.

Mario Durocher, de son côté, fera sans doute valoir à ses joueurs la façon dont ils ont joué dans les autres matchs. Des rencontres où les Foreurs ont marqué de trois à six buts. Et où, surtout, ils ont joué leur match à eux, comme l'a souligné Durocher à La Presse Canadienne.

«On n'a pas été vraiment dans le coup dans le premier match mais par la suite, on a compris qu'en jouant notre match, on était capable de jouer sur la même patinoire que le Drakkar, qui était l'équipe favorite en début de saison et que tout le monde disait intimidante. On s'est acclimaté à eux et à partir du deuxième match, on a commencé à voir les vrais Foreurs. On était plus agressifs, on jouait notre match à nous», a souligné le vétéran entraîneur.

Veilleux et Durocher ont toutefois noté, chacun de leur côté, que les matchs ont quasiment tous été serrés en finale, et que ce sera sans doute encore le cas mardi.

«C'est une série qui met aux prises deux bons clubs, deux clubs qui ont du talent, deux clubs robustes, alors ça donne des matchs qui sont âprement disputés, a souligné Durocher. Ç'a fini 6-3 pour nous (dimanche), mais ça s'est décidé dans les cinq dernières minutes du match. Moi, en tant que coach, je veux que mon équipe joue bien défensivement, alors il faut jouer comme si on voulait gagner 1-0.»

«C'est une série entre deux équipes qui ont des identités différentes, entre deux très bonnes équipes. Ça montre qu'il y a effectivement une bonne parité dans notre ligue, a affirmé Veilleux. Quand les deux demi-finales et la finale se rendent à sept matchs, ça montre d'ailleurs que la ligue est en très bonne santé, et que les partisans ont droit à du très bon hockey.»

Ce n'est pas évident pour des joueurs d'âge junior de vivre un match sans lendemain du genre, mais Veilleux n'a aucun doute que les siens vont bien réagir.

«Si, au début de la saison, on nous avait offert sur un plateau ce septième match en finale à domicile, devant nos partisans qui vont être extrêmement enthousiastes, aurait-on pris l'offre? Absolument!, a lancé Veilleux. On a un bon concept d'équipe, on a une belle profondeur. C'est à nous d'arriver prêt, et je ne suis pas inquiet que ce sera le cas.»

Durocher a quant à lui assuré que ses joueurs ne seront pas intimidés par l'obligation de disputer ce match ultime devant une foule hostile.

«On l'a fait en demi-finale, alors qu'on a eu la chance de vivre un septième match à Halifax devant 10 000 personnes. Ça, je pense, c'est la meilleure expérience qu'on peut avoir, a-t-il fait valoir. Et en fin de saison régulière, le championnat de la section était à l'enjeu alors qu'on affrontrait l'Armada chez eux, et on a gagné (6-1). Ce sont des expériences qu'on a vécues récemment et qui vont avoir une influence positive.»

Durocher a d'ailleurs noté que ça fait maintenant deux saisons qu'il enseigne à ses joueurs comment bien réagir à l'étranger.

«On a un club qui est imposant. On ne se fera pas intimider, c'est sûr, a-t-il dit. Et là, ce qu'il faudra faire, c'est se concentrer sur ce qu'on contrôle, c'est-à-dire la tâche qu'on a à exécuter sur la patinoire. Et ce, sans penser au résultat.»

Jusqu'à maintenant en finale, chaque équipe a signé une victoire sur la patinoire de l'adversaire.

«Le reste ne compte plus, a toutefois prévenu Veilleux. Ce qui est arrivé avant, c'est arrivé avant. Là, on a un match à jouer, un match à gagner. Vous pouvez être certains qu'on va être prêt.»

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