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Joe Biden à Chypre en mai pour appuyer les négociations de paix

12/05/2014 10:52 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

Le vice-président américain Joe Biden se rendra prochainement à Chypre pour aider à faire avancer les négociations menées sous l'égide de l'ONU en vue d'une réunification de l'île divisée, a annoncé lundi le gouvernement chypriote.

M. Biden a accepté une invitation du président chypriote Nicos Anastasiades, a indiqué Nicos Christodoulides, porte-parole du gouvernement, à la radio publique.

Les dates exactes de la visite vont faire l'objet de discussions mardi à Washington entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères chypriote Ioannis Kasoulides.

Selon des médias chypriotes, M. Biden devrait se rendre à Chypre du 21 au 23 mai.

Cette visite a pour but notamment d'encourager des mesures visant à restaurer la confiance entre les deux parties de l'île divisée depuis 1974, selon l'agence de presse officielle CNA.

Une de ces mesures serait notamment d'autoriser des experts à se rendre à Varosha, ancien fleuron commercial et touristique de l'est de l'île et actuellement clôturé et sous administration turque.

Les Chypriotes-grecs ont proposé que le contrôle de l'ancienne station balnéaire de Famagouste soit remis à l'administration des Nations unies ce qui permettrait le retour de ses anciens habitants.

Au cours de la visite de M. Biden, une initiative concernant le déminage des deux côtés des lignes de cessez-le-feu devrait également être annoncée, a indiqué CNA.

Chypre est coupée en deux depuis l'invasion de la partie Nord par la Turquie en juillet 1974, en réaction à un coup d'Etat mené par des nationalistes chypriotes-grecs pour rattacher l'île à la Grèce.

Une première tentative de réunification a échoué en 2004 --les Chypriotes-grecs en ayant refusé les conditions par référendum-- et les pourparlers sous l'égide de l'ONU sont restés infructueux avant d'être interrompus en 2012.

Les discussions directes entre le Nord et le Sud ont repris en février sous l'égide de l'ONU et grâce à l'appui marqué des Etats-Unis.

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