NOUVELLES

Brésil/Mondial: amendes pour éviter le chaos dans le transport aérien

12/05/2014 04:51 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

Les autorités aériennes brésiliennes ont annoncé lundi qu'elles infligeraient des amendes allant jusqu'à 40.000 dollars à ceux qui ne respecteraient pas les règles de décollage et d'atterrissage dans les aéroports, à un mois du Mondial de football.

Seront passibles d'amendes aussi bien les compagnies aériennes brésiliennes qu'étrangères ainsi que les propriétaires d'avions privés tandis que les pilotes brésiliens pourront voir leurs licences suspendues temporairement.

Seront sanctionnés également ceux qui réservent un "slot" (créneau horaire pour atterrir ou décoller) et ne l'utilisent pas ou ne respectent pas l'horaire fixé et ceux qui atterrissent sans avoir réservé de "slot".

"Outre les amendes, les pilotes brésiliens qui piloteront des avions privés pourront voir leurs licences suspendues jusqu'à 180 jours et l'opérateur pourra perdre tous les slots qu'il a demandés d'ici à la fin du Mondial (12 juin-13 juillet)", souligne l'agence nationale d'aviation civile (Anac) dans un communiqué.

La norme, qui entre en vigueur cette semaine, sera maintenue après le Mondial.

Le Brésil disposera pendant la Coupe du monde de 88 aéroports où l'on attend 600.000 touristes étrangers qui s'ajouteront aux 3.000 Brésiliens qui circuleront dans le pays.

Le Brésil a entamé un plan de modernisation de ses aéroports vétustes et saturés qui ne sera achevé qu'en 2018.

Des retards dans les travaux d'agrandissement de l'aéroport de Fortaleza (nord-est) ont obligé les autorités à mettre en place un plan B en installant un terminal provisoire sous une tente géante.

Les travaux dans l'aéroport de Viracopos, à Sao Paulo, ne sont pas encore terminées alors que les nouvelles installations auraient dû être livrées dimanche.

L'aéroport de Brasilia devrait être prêt le 24 mai, selon l'Anac.

Au cours des dix dernières années, le nombre de passagers a plus que doublé sur les vols intérieurs, atteignant plus de 100 millions. Ils sont aujourd'hui six millions sur les vols internationaux, mais l'entreprise brésilienne de tourisme Embratur mise sur un total de dix millions d'ici à 2020.

mav/cdo/ag/sym

PLUS:hp