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Bachar al-Assad lance la campagne électorale syrienne

11/05/2014 02:28 EDT | Actualisé 11/07/2014 05:12 EDT
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Syrian President Bachar el Assad gives a press conference with French President Nicolas Sarkozy (unseen) after their working meeting, on January 6, 2009 at the Presidential palace in Damascus. Sarkozy is on a Middle East tour aimed at achieving a ceasefire in the Gaza Strip. AFP PHOTO POOL / ERIC FEFERBERG (Photo credit should read ERIC FEFERBERG/AFP/Getty Images)

DAMAS, Syrie - De nouveaux portraits du président syrien Bachar al-Assad sont apparus dans les rues de Damas, dimanche, sur des panneaux d'affichage et des affiches collées sur les fenêtres des voitures, alors que le pays entrait officiellement en campagne électorale présidentielle malgré une guerre civile dévastatrice qui a ravagé le pays et morcelé son territoire.

L'opposition syrienne et leurs alliés occidentaux ont dénoncé le scrutin du 3 juin comme une arnaque sensée conférer à al-Assad, qui devrait facilement remporter un autre mandat de sept ans, un soupçon de semblant de légitimité électorale. Le gouvernement, de son côté, soutient que l'élection est une porte de sortie politique au conflit.

Le scrutin survient après plus de trois ans de guerre contre le gouvernement al-Assad, guerre qui a fait au-delà de 150 000 morts et poussé plus de 2,5 millions de personnes à chercher refuge à l'étranger. La ville a rasé des villes entières, laissé l'économie en lambeaux, et alimenté les conflits sectaires dans une société autrefois connue pour sa tolérance.

Avec un pays divisé à l'extrême, impossible de savoir comment l'État entend tenir un vote crédible en plein milieu d'un conflit; les responsables ont toutefois rejeté ces doutes, et foncent droit devant sans se laisser distraire. M. al-Assad affrontera deux autres candidats: Maher Hajjar et Hassan al-Nouri, deux membres de l'«opposition interne» tolérée par le gouvernement. Mais les deux hommes sont relativement inconnus, et aucun n'a l'appui des ressources gouvernementales que possède M. al-Assad.

Cette distinction était clairement apparente dans les rues de Damas, dimanche.

Néanmoins, la présence d'autres candidats sur les bulletins de vote représente un changement en Syrie, alors qu'al-Assad est au pouvoir depuis 2000, ayant succédé à son père. Ces deux hommes ont été élus de façon référendaire.

Le mois dernier, le parlement syrien a approuvé une loi électorale ouvrant la voie à une course à plusieurs. Cette nouvelle loi impose toutefois des conditions visant de facto à s'assurer que pratiquement aucun candidat de l'opposition ne puisse se présenter. Elle dicte en autres que les candidats doivent avoir vécu en Syrie au cours des 10 dernières années, et ne détenir aucune autre citoyenneté.

Pour certains experts, le vote a été sciemment prévu au milieu de l'été afin de donner à l'armée et aux milices le temps de reprendre plus de territoire, particulièrement dans les grands centre urbains.

Damas, grâce au pouvoir des armes et de la négociation, a d'ailleurs remporté une importante victoire, la semaine dernière, en concluant une entente avec les rebelles de la ville centrale de Homs. Les rebelles quitteront l'endroit en profitant d'un sauf-conduit.

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