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Centrafrique: le principal parti "soulagé" des sanctions de l'ONU

11/05/2014 10:54 EDT | Actualisé 11/07/2014 05:12 EDT

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé a déclaré dimanche prendre acte "avec satisfaction et un réel soulagement" des sanctions de l'ONU visant trois personnalités du pays.

"C'est avec satisfaction et un réel soulagement que le MLPC prend acte de ces sanctions prises par le comité dédié du Conseil de sécurité des Nations unies à l'encontre de François Bozizé, Lévi Yakété et Nourredine Adam", affirme le communiqué.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décrété vendredi des sanctions contre trois responsables centrafricains: l'ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices chrétiennes anti-balaka Levy Yakété et le numéro deux de l'ex-coalition rebelle Séléka à dominante musulmane,Nourredine Adam.

Ces sanctions ciblées consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager.

Le MLPC "considère que ce n'est que le début de l'étau judiciaire qui doit inexorablement se resserrer autour de tous ceux des auteurs, co-auteurs et commanditaires des nombreux crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui jalonnent l'histoire de la République Centrafricaine de ces vingt dernières années", ajoute le communiqué.

Ancien et dernier Premier ministre de Ange-Félix Patassé (2001-2003), Martin Ziguélé fut deux fois candidat à la présidentielle centrafricaine. En 2005, il a contraint François Bozizé à un second tour remporté par celui-ci.

En 2011, il est arrivé 3è, à l'issue d'un scrutin dont l'opposition a contesté les résultats pour fraudes massives, graves dysfonctionnements et irrégularités, et refusé de reconnaître la légitimité du président Bozizé réélu au 1er tour devant Ange-Félix Patassé.

La Centrafrique, dont l'histoire est jalonnée de coups d'Etat, rébellions et mutineries, a sombré dans le chaos et les violences intercommunautaires, lorsque l'ex-rébellion Séléka a pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions.

Des milices chrétiennes hostiles aux Séléka et plus généralement aux musulmans se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils et plongeant le pays dans uen crise humanitaire sans précédent.

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