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L'Impact perd 3-0 devant Kansas City et Joey Saputo garantit des changements

10/05/2014 06:13 EDT | Actualisé 10/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le Sporting de Kansas City a été tellement dominant sur le terrain du stade Saputo, samedi, dans sa victoire de 3-0, que le président de l'Impact a garanti des changements, tandis que les plus farouches partisans du club ont rendu hommage au seul entraîneur qui, jusqu'ici, a permis au onze montréalais de participer aux séries de la MLS.

Dans les dernières minutes d'un match où les visiteurs ont contrôlé le ballon pendant 78,2 pour cent des 90 minutes de jeu et vogué vers une victoire qui n'a jamais fait de doute, Joey Saputo a écrit sur Twitter: «Nos supporters méritent mieux. Il y aura des changements, je vous le garantis.»

Pendant ce temps, les Ultras de l'Impact n'arrêtaient pas de répéter, sur l'air de la chanson «Le petit Gonzales», le nom de famille de Marco Schällibaum, l'entraîneur suisse que la direction de l'Impact a remercié à l'automne afin de le remplacer par Frank Klopas.

Ce qui donnait quelque chose comme: «Schä-la-la-la, Schä-la-la-la-la-li-baum, Schä-la-la-la-la-li-baum, Schä-la-la-la...»

Fidèle au désir qu'il a déjà exprimé par le passé de communiquer avec les partisans directement, sans passer par les médias, Saputo n'a pas rencontré les journalistes après la rencontre pour préciser sa pensée. On ignore donc, pour l'instant, si les changements auxquels il a fait allusion concernent le personnel de direction technique, le personnel d'entraîneurs ou le personnel des joueurs — ou autre chose.

Reste que Klopas, qui n'a signé qu'une victoire en neuf matchs (1-5-3) depuis qu'il est à la barre de l'Impact, s'est senti un peu visé.

«En bout de ligne, je suis l'entraîneur. Je suis responsable et je le sais, a dit le vétéran entraîneur lorsqu'on l'a mis au courant du gazouillis de son patron. Pour ma part, je sais que je fais les bonnes choses à l'entraînement avec mon groupe. Je veux toujours ce qui est le mieux pour le club. Je ne sais pas ce que le président veut dire, mais tout le monde a le droit d'être en colère quand l'équipe perd.»

Quant à savoir si l'Impact a besoin d'apporter des changements pour débloquer, Klopas n'a pas voulu s'avancer là-dessus.

«On verra, a-t-il dit. Il faut regarder les 10 premiers matchs, évaluer la situation et ensuite, trouver des moyens de s'améliorer.»

Les joueurs croisés dans le vestiaire sont restés prudents dans leurs commentaires concernant la sortie de leur président.

«C'est son équipe, a dit Patrice Bernier du gazouillis de Saputo. On va voir. S'il y a un bon côté à la situation, c'est qu'on joue un match rapidement, mercredi, alors on va pouvoir essayer d'évacuer ces mauvaises sensations.»

«À ce stade-ci, je suis ouvert à tout scénario qui pourrait nous aider à obtenir des résultats, a dit le gardien Troy Perkins des changements éventuels évoqués par Saputo. Il faut commencer à marquer des buts et arrêter d'en concéder.»

Bernier, Perkins et Jeb Brovsky ont toutefois tous reconnu aux partisans le droit de manifester leur mécontentement.

La défaite par trois buts égale un record d'équipe pour le plus large score encaissé par le club lors d'un match à domicile, du moins depuis ses débuts en MLS. L'Impact avait également perdu 3-0 à Montréal une fois en 2012, et une autre fois en 2013. C'est par ailleurs la quatrième fois cette saison que le onze montréalais se fait blanchir, et la deuxième fois à domicile. Mais il y a des circonstances atténuantes.

C'est ainsi que l'Impact a joué à 10 contre 11 à partir de la 18e minute, samedi, quand Collen Warner s'est fait expulser pour avoir repoussé de la main un ballon qui allait rouler au-delà de la ligne de but. Ç'a donné un penalty que Dom Dwyer a converti, avant de compléter un doublé à la 64e, à la suite d'une passe en profondeur de Paulo Nagamura qui lui a permis de filer seul dans l'axe.

Nagamura a inscrit l'autre filet du Sporting, à la 34e minute, à la suite d'un centre de Chance Myers qui, même s'il était à moitié raté, a traversé la zone de réparation au nez et à la barbe de la ligne défensive montréalaise.

Une ligne défensive qui était fort jeune puisqu'en raison de l'absence de Matteo Ferrari, blessé à la jambe, Wandrille Lefèvre a obtenu un premier départ cette saison, flanqué de ses anciens complices de l'académie de l'Impact Maxim Tissot et Karl Ouimette. Brovsky complétait le quatuor, alors que Hassoun Camara purgeait une suspension en raison d'une accumulation de cartons jaunes.

Pendant ce temps, Jack McInerney était le seul attaquant en pointe en raison de l'absence de Marco Di Vaio, lui aussi blessé à la jambe. La chimie entre «JackMac» et les milieux offensifs — Sanna Nyassi, Felipe, Justin Mapp — a laissé à désirer, si bien que l'Impact a livré une de ses pires performances à l'attaque cette saison.

Et Bernier n'a pas amorcé le match, s'amenant seulement sur le terrain en deuxième demie, une fois qu'il était trop tard. Bernier a joué mercredi dernier à Edmonton et sans doute qu'il sera mis à contribution mercredi prochain au stade Saputo, alors que l'Impact retrouvera la formation albertaine en match retour de la demi-finale du Championnat canadien et aura la délicate mission d'effacer un déficit de 2-1 aux buts.

Bref, après que l'Impact eut perdu 4-0 à Kansas City, le 19 avril dernier, et compte tenu que l'Impact a aligné une équipe amoindrie et peu aguerrie contre l'équipe de première place dans l'Association Est, samedi, peu de gens s'attendaient à ce que la troupe de Klopas l'emporte. Malgré le score de 3-0, ce résultat était destiné à être inscrit sur la liste des défaites de routine, sans autre conséquence tangible.

N'eut été de la sortie de Saputo. Maintenant, tous les partisans de l'Impact attendent la suite avec impatience.

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