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Les mouvements d'extrême droite en Europe: panorama

10/05/2014 02:42 EDT | Actualisé 09/07/2014 05:12 EDT

L'extrême droite compte faire le plein de voix aux élections européennes. Voici un panorama des principaux partis d'extrême droite dans l'UE.

FRANCE

Le Front national (FN), présidé par Marine Le Pen, compte obtenir entre 15 et 20 eurodéputés, contre trois actuellement. Son programme préconise notamment la sortie de la France de l'euro, une renégociation des traités, l'instauration de protections douanières.

Le FN est membre du mouvement Alliance européenne pour la liberté (AEL), qui envisage notamment "une dissolution concertée de la zone euro".

PAYS-BAS

Le Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders est le principal allié du FN, avec lequel il a des convergences notamment sur l'islam, l'immigration et l'Europe. Le PVV est membre de l'AEL et compte quatre eurodéputés sortants.

AUTRICHE

Le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), fondé en 1956 comme un parti libéral, a participé à plusieurs gouvernements de coalition, y compris avec les socialistes, avant de s'orienter clairement vers l'extrême droite au milieu des années 80.

Membre de l'AEL, le FPÖ prône notamment l'interdiction de l'immigration en provenance de pays musulmans. Début avril, son chef de file pour les européennes, Andreas Mölzer, considéré comme la cheville ouvrière du rapprochement des formations d'extrême droite en Europe, a dû démissionner à cause de propos racistes. Le FPÖ compte deux eurodéputés.

BELGIQUE

Le Vlaams Belang (VB, Intérêt flamand) prône l'indépendance de la Flandre, la province néerlandophone du nord de la Belgique. L'UE est une "bizarrerie" et un "monstre administratif" qui "sonne le glas de nos libertés" estime le VB, membre de l'AEL, qui compte un eurodéputé.

ITALIE

La Ligue du Nord est un parti "régionaliste" qui milite pour l'indépendance de "la Padanie" (région autour du Pô). Il dit partager "99% des idées du FN sur l'Europe" et estime que l'UE et l'euro sont "des monstres politiques". Jusqu'à présent proche de l'Ukip britannique, la Ligue du Nord est prête à rejoindre un groupe avec le FN et ses alliés. La Ligue du Nord, qui compte neuf eurodéputés, est membre de l'AEL.

ROYAUME-UNI

Le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (Ukip) de Nigel Farage fédérait jusqu'à présent les europhobes. Bien qu'il partage quasiment la même ligne que le FN et ses alliés sur l'Europe, M. Farage refuse de se fondre dans un groupe avec le FN. L'Ukip compte 15 eurodéputés.

Le British National Party (BNP), europhobe et anti-immigration, a deux eurodéputés. Le FN a exclu toute alliance avec lui.

GRECE

Deux partis, le Laos (Alarme populaire orthodoxe) et Aube Dorée, se situent à l'extrême droite. Le Laos, eurosceptique et anti-immigration et qui compte deux eurodéputés, milite contre l'entrée de la Turquie dans l'UE. Une alliance avec le FN n'est pas exclue.

Aube Dorée s'affiche clairement comme néo-nazi et défend "la race blanche". Le FN a exclu toute alliance avec lui.

HONGRIE

Le Jobbik (Mouvement pour une meilleure Hongrie) est eurosceptique et nationaliste. Il a été accusé d'actes criminels contre les Roms et est souvent taxé d'antisémitisme. Le FN a exclu toute alliance avec ce parti, qui compte trois eurodéputés, mais Bruno Gollnisch, un des trois sortants FN, cultive de bonnes relations avec celui avec lequel il a fondé un autre mouvement pan-européen, l'Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), rival de l'AEL.

DANEMARK

Le Parti du peuple danois (DF) est résolument eurosceptique et anti-immigration. Le FN voudrait l'attirer dans son giron, mais les Danois sont réticents en raison de l'histoire politique du parti français et des dérapages antisémites de Jean-Marie Le Pen. DF compte un eurodéputé.

FINLANDE

Les Vrais Finlandais est un parti hostile à l'UE et à l'immigration. Ce parti, qui compte un eurodéputé, s'est opposé aux plans de soutien aux pays européens en difficulté notamment à la Grèce.

SUÈDE

Les Démocrates suédois (SD) défendent des thèses eurosceptiques et nationalistes. Malgré les appels pressants de Mme Le Pen, le SD, qui ne compte aucun eurodéputé, refuse d'intégrer un groupe où siègerait le FN.

BULGARIE

L'Union nationale Attaque (Ataka) se distingue par un nationalisme agressif en s'en prenant notamment aux minorités nationales, notamment Roms. Ataka souhaite une alliance avec le FN mais est jugé infréquentable par les alliés européens du Front. Il compte deux eurodéputés.

ROUMANIE

Le Parti de la grande Roumanie (PRM) défend un programme ultra nationaliste et plaide pour le rattachement de tous les territoires peuplés de Roumains à la Roumanie. Il a trois eurodéputés.

SLOVAQUIE

Le Parti national slovaque (SNS) défend des thèses ultra-nationalistes et n'hésite pas à s'en prendre aux minorités hongroises et Roms. Membre de l'AEL, il compte un eurodéputé.

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