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Les Bruins défont le Canadien 4-2 et prennent l'initiative 3-2 dans la série

10/05/2014 09:54 EDT | Actualisé 10/07/2014 05:12 EDT

BOSTON - Après avoir mené la série deux fois, le Canadien devra maintenant éviter l'élimination au Centre Bell, lundi, à la suite de la défaite de 4-2 que les Bruins de Boston lui ont infligée dans le cinquième match, samedi, au TD Garden.

Le moment était mal choisi pour le Tricolore de connaître une performance en demi-teinte.

«Nous avons perdu une bataille, mais pas la guerre, a affirmé l'entraîneur Michel Therrien. Nous retournons à la maison, où nous jouons avec confiance cette saison. Il nous faut aborder les matchs un à la fois.»

Les Bruins, eux, ont tenu promesse et ils ont livré leur meilleure prestation de la série. Ils se sont forgé une avance de 3-0, tôt en deuxième période, grâce aux deux filets qu'ils ont obtenus en supériorité numérique.

«Ce n'est pas comme si nous pouvions dire que nous avons finalement retrouvé notre bon niveau de jeu, a commenté le pilote des Bruins Claude Julien. Nous avons été meilleurs, mais il y a un autre match à gagner, et ce ne sera pas facile à faire.»

Carl Soderberg, Reilly Smith, Jarome Iginla et Loui Eriksson ont trompé la vigilance de Carey Price (26 arrêts). Le Suédois Soderberg a de plus récolté deux aides.

«J'estime que Loui et moi connaissons de bonnes séries, mais nous n'avions pas encore marqué, a mentionné Soderberg. C'est bon que nous l'ayons fait tous les deux ce soir.»

Brendan Gallagher et P.K. Subban ont déjoué Tuukka Rask (29 arrêts). Andrei Markov a récolté deux passes.

Rien n'est joué, il y a encore de l'espoir pour le CH. Sur les cinq fois dans l'histoire de la rivalité que les Bruins ont été en avant 3-2 dans une série, le Canadien est venu de l'arrière à trois reprises.

«Nous réalisons tous dans quelle position précaire nous nous retrouvons, a souligné Price. Nous sommes très emballés d'avoir une autre chance de remporter un match.»

L'indiscipline de Plekanec

La première période a été tout un contraste par rapport aux six périodes et plus disputées à Montréal.

Il n'y avait pas huit minutes d'écoulées que les arbitres avaient déjà signalé une pénalité mineure de plus que dans les matchs trois et quatre de la série regroupés, soit six. Le jeu a été plus viril, c'est indéniable.

Toutes ces occasions en supériorité numérique n'ont par contre pas contribué à animer l'attaque. Les unités en infériorité ont été impeccables, de part et d'autre. Le Canadien a notamment été 0-en-3 sur le jeu de puissance.

Les Bruins se sont inscrits au score les premiers, à 13:20. Soderberg a trompé la vigilance de Price, en tirant sur réception de la passe de Loui Eriksson.

Fait inhabituel, Tomas Plekanec a écopé une deuxième pénalité dans la période à 16 secondes de la fin, quand il a rudoyé Rask dans l'espace qui lui est réservé.

Les Bruins ont marqué à leur troisième attaque massive, au début du deuxième tiers. Smith a redirigé du patin la frappe de Dougie Hamilton, à 1:04.

On se demande quelle mouche l'a piqué, mais Plekanec a reçu une autre pénalité, à 1:30.

Celle-là s'est également avérée coûteuse. Six secondes après la reprise du jeu, Iginla complétait la stratégie de Torey Krug en provenance du coin droit.

«Les Bruins ont profité de leurs jeux de puissance et ça leur a donné du rythme et de la confiance, a relevé Therrien. Que ce soit de la frustration ou pas, nous devons mieux maîtriser nos émotions», a-t-il ajouté, quand on lui a posé la question.

La tâche s'annonçait colossale pour les visiteurs, qui sont parvenus à rétrécir l'écart pendant une supériorité, à 14:39.

Plekanec s'est fait pardonner quelque peu, son tir étant effleuré au passage par Gallagher, planté devant Rask.

En troisième, les Bruins ont complètement fermé la porte. Le Canadien a eu toute la misère du monde à y aller d'attaques soutenues.

Quand Eriksson a fait 4-1 à 14:12, la victoire des Bruins ne faisait pas de doute pour les 17 565 spectateurs. Même après le but de Subban en supériorité, avec 2:29 à jouer.

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