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Irak: onze morts dans un bombardement sur Fallouja (docteur)

10/05/2014 04:08 EDT | Actualisé 09/07/2014 05:12 EDT

Onze personnes ont été tuées samedi matin dans un bombardement sur Fallouja, une ville de l'ouest de l'Irak entre les mains des insurgés depuis janvier, a indiqué un médecin.

Vingt autres personnes ont été blessées dans le bombardement, selon Ahmed Shami, le directeur du principal hôpital de Fallouja.

Ces dernières violences interviennent au lendemain de l'annonce par un officier de l'armée du lancement d'une opération pour reprendre des secteurs près de Fallouja, en vue d'un assaut sur cette ville située à 60 km à l'ouest de Bagdad.

Il semble pourtant incertain qu'un tel assaut intervienne bientôt, les forces de sécurité tentant, en vain, depuis le début de l'année, de reprendre aux insurgés plusieurs secteurs de la province d'Al-Anbar, à majorité sunnite.

Par ailleurs, les forces de sécurité se retrouveraient face à un énorme défi si elles devaient lancer cet assaut contre Fallouja, car l'opération provoquerait très vraisemblablement d'immenses dégâts à la ville et comporterait d'énormes risques pour la population civile.

Des membres du groupe jihadiste de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et des combattants de tribus anti-gouvernementales ont pris début janvier le contrôle de Fallouja, ainsi que de certains quartiers de Ramadi, une ville située 40 km plus à l'ouest.

Depuis, des heurts opposent ponctuellement forces irakiennes et insurgés dans les environs de Fallouja, tandis que la ville est le théâtre de bombardements réguliers.

Dans d'autres violences samedi, deux personnes, dont un soldat à la retraite, ont été tuées samedi dans des fusillades dans la province de Ninive, au nord de Bagdad, selon des responsables.

Ces dernières violences interviennent alors que le décompte des votes des élections législatives du 30 avril, les premières depuis le départ des troupes américaines fin 2011, est toujours en cours.

Le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki, malgré un bilan mitigé, est donné favori pour décrocher un troisième mandat.

Plus de 3.100 personnes ont déjà été tuées cette année, selon des chiffres de l'AFP basés sur des sources médicales et sécuritaires.

Les autorités irakiennes imputent la violence qui touche l'ensemble du pays à des facteurs extérieurs, au premier rang desquels la guerre en Syrie voisine. Mais diplomates et analystes affirment que les violences sont surtout alimentées par la colère de la minorité sunnite, qui s'estime marginalisée et maltraitée par les autorités.

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