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Centrafrique: des factions de l'ex-Séléka nomment un nouvel état-major

10/05/2014 10:57 EDT | Actualisé 10/07/2014 05:12 EDT

Des factions de l'ex-Séléka, qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'être contrainte de quitter Bangui par les forces internationales ont nommé samedi un nouvel état-major, a-t-on appris de source proche du mouvement.

"L'ex-coalition rebelle Séléka a procédé lors d'un conclave réuni vendredi et samedi à Ndélé (nord-est) à la désignation d'un nouveau bureau de l'état-major qui dirigera tous les éléments" du mouvement, a expliqué à l'AFP cette source.

Ce bureau est dirigé par le "général" Joseph Zoundéko. Il a comme adjoint le "général" Al Khatim, tandis que le chef d'état-major chargé des opérations militaires est le "général" Ali Nassaraza chef-lieu de la Ouaka. Le porte-parole de ce nouvel état-major est Ahmat Mediad.

Une centaine d'officiers de l'ex-Séléka ont participé à la réunion, selon la même source. Parmi eux figuraient les "généraux", Mohamed Moussa Dhaffane et Nourreddine Adam, anciens numéros 3 et 2 du régime de Michel Djotodia, premier président musulman qui a pris le pouvoir à Bangui à la tête de cette coalition le 24 mars 2013.

M. Djotodia, actuellement en exil au Bénin, a été contraint à la démission pour son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses dans son pays, déclenchées par des mois d'exactions de combattants Séléka contre la population majoritairement chrétienne du pays.

Nourreddine Adam est l'un des responsables centrafricains contre lesquels le Conseil de sécurité de l'ONU a décrété des sanctions vendredi.

"Les participants à ce conclave de Ndélé ont estimé que les éléments des ex-Séléka sont éparpillés, pas du tout structurés et ils se livrent à des actes qui sont loin de favoriser la quiétude des populations de l'arrière-pays", a commenté la source proche du mouvement, ajoutant: Le conclave pense que seul cet état-major saura de quelle manière il pourra canaliser ces éléments, avoir le contrôle de chaque groupe et assurer la sécurité du peuple centrafricain".

Les effectifs actuels de l'ex-Séléka sont inconnus. après le déclchement de l'opération miliaire française Sangaris à Bangui le 5 décembre, une partie des combattants a été cantonnée dans la capitale. D'autres se sont cachés dans des quartiers.

D'autres encore ont quitté la ville pour s'installer dans des localités de province - certains gagnant le Tchad voisin -, notamment vers le nord-est du pays où ils étaient basés avant de marcher sur la capitale.

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