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Brésil: le retard s'accentue pour la livraison des Stades de la Coupe du monde

09/05/2014 01:24 EDT | Actualisé 09/07/2014 05:12 EDT
Shaun Botterill via Getty Images
CURITIBA, BRAZIL - DECEMBER 14: Construction continues at the Arena da Baixada venue for the FIFA 2014 World Cup Brazil on December 14, 2013 in Curitiba, Brazil. (Photo by Shaun Botterill/Getty Images,)

ZURICH - Tandis que le Brésil travaille d'arrache-pied pour tenter de livrer à temps ses stades pour la Coupe du monde de football du mois prochain, le secrétaire général de la FIFA, Jérôme Valcke, a reçu une bonne nouvelle en avance quand sa fille a vu le jour trois semaines avant la date prévue.

Après des années d'échéanciers ratés, la Coupe du monde doit s'amorcer le 12 juin à Sao Paulo et plusieurs des 12 stades restent à être complétés.

«Je ne dirais pas que ce n'est pas prêt, mais ce n'est pas terminé», a dit Valcke au sujet des préparatifs de la Coupe du monde.

La bonne nouvelle de Valcke est survenue le 1er mai, quand sa fille Valentina est née, l'un des rares événements à arriver avant la date prévue dans toute cette planification de tournoi.

«Au moins elle est arrivée à temps, trois semaines d'avance», a dit le Français de 53 ans aux reporters.

Le stade Itaquerao de Sao Paulo, où doit avoir lieu le match d'ouverture Brésil-Croatie, est devenu un symbole pour les contestaires, qui reprochent à la nation hôtesse de s'occuper trop de football et pas des besoins du peuple.

La construction de ce stade est en retard, coûteuse et à quelques pas d'un mouvement d'occupation. Des milliers de manifestants prétendent avoir été jetés à la rue en raison de la hausse des loyers dans le quartier du stade. Avec 14 000 invités, dont des chefs d'État, dans ce stade de 65 000 places pour le match d'ouverture, nul doute que Sao Paolo se retrouvera sous les feux de la rampe et que tout faux pas lui sera impardonnable.

«C'est pourquoi nous avons besoin que nos opérations soient parfaites», a dit Valcke.

La pression sur la FIFA, les organisateurs locaux et les infrastructures brésiliennes sera constante en début de tournoi, au calendrier chargé. Il y a un Espagne-Pays-Bas à Salvador et un Angleterre-Italie dans la ville reculée de Manaus, suivis rapidement par un Allemagne-Portugal à Salvador et un Brésil-Mexique à Fortaleza.

«Ces stades seront utilisés à leur capacité maximale», a indiqué Valcke.

En survolant les sept années officielles de travaux en vue de ce Mondial, Valcke a admis que plusieurs choses auraient pu être faites différemment.

«C'est difficile. Peut-être aurions-nous dû impliquer le gouvernement brésilien plus tôt.»

Valcke ne s'en cache pas: les protestations anti-gouvernement qui ont miné la Coupe des Confédérations en juin dernier seront fort probablement reconduites pendant les 31 jours que dureront le tournoi de 64 matchs. Par contre, les démonstrations et bannières à saveurs politiques ne seront pas permises dans les stades.

La FIFA s'est aussi assurée de préserver la présidente Dilma Rousseff des huées qu'elle a dû affronter pendant les cérémonies d'ouverture de la Coupe des Confédérations. La fédération a indiqué que ni Rousseff, ni Sepp Blatter, président de la FIFA, ne feront de discours pendant ces cérémonies. Ils donneront toutefois le trophée du vainqueur à la nation victorieuse le 13 juillet au Maracana. Valcke a ajouté qu'il était naïf de croire que les Brésiliens demeureraient silencieux le temps que leur équipe soit toujours en lice.

«Ça dépasse le cadre sportif, a-t-il fait valoir. Les raisons pour se retrouver dans la rue en 2013 n'ont pas changées. Il y a toujours des problèmes sociaux au Brésil. Cela prendra du temps.»

Les contribuables brésiliens paieront la majeure partie des 3,5 milliards $ US qu'auront coûté les 12 stades de la Coupe du monde, en plus de devoir payer plusieurs milliards supplémentaires pour des améliorations apportées aux aéroports, aux routes, aux réseaux énergétiques et de télécommunications.

Malgré tout, Valcke a défendu la FIFA contre ceux qui disent que le Brésil a dû choisir entre la Coupe du monde et les projets sociaux.

«Je ne me sens pas du tout coupable que la FIFA ait utilisé de l'argent qui aurait dû être consacré à l'éducation, la santé ou quoi que ce soit d'autre. Quand le Brésil a misé pour obtenir la Coupe du monde, il avait le budget pour le faire.»

Bien que la Coupe du monde 2014 sera assurément un succès commercial pour la FIFA, le secrétaire général est inquiet pour les amateurs. «Je pense que ce sera très difficile pour eux.»

Les vols et le prix des hôtels seront dispendieux, mais le plus grand problème pourrait être que des partisans rateront des matchs en raison des délais de déplacement dans un aussi grand pays.

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