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Élections en Ontario: Tim Hudak s'attire les foudres de ses adversaires

09/05/2014 05:01 EDT | Actualisé 09/07/2014 05:12 EDT

TORONTO - Le leader du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario, Tim Hudak, s'est attiré les critiques de ses adversaires, vendredi, en annonçant son intention d'éliminer 100 000 emplois au sein de la fonction publique si son gouvernement est élu.

Le chef de la formation politique a reconnu qu'il s'agirait d'un virage difficile à opérer, mais que cette mesure serait bénéfique pour l'avenir. En dévoilant les grandes lignes de ce plan, il a affirmé que celui-ci permettrait aux créateurs d'emplois d'embaucher davantage de travailleurs.

Ce volet fait partie du plan économique de Tim Hudak, qui vise la création d'un million de nouveaux emplois sur une période de huit ans. Il mise notamment sur le transfert d'emplois du secteur public vers le secteur privé.

Les services essentiels, comme ceux qui sont dispensés par les infirmières, les médecins et les policiers, ne seraient pas touchés par ces compressions, a spécifié le leader progressiste-conservateur.

Son adversaire libérale, la première ministre sortante Kathleen Wynne, estime qu'il s'agit là d'un plan «désastreux». Selon elle, il faudra, pour le mettre en oeuvre, sabrer sans réserve dans les systèmes d'éducation, de santé et de services à la petite enfance.

Elle a prévenu que les premières personnes affectées seraient «sans aucun doute» les gens les plus vulnérables.

«S'il (Tim Hudak) dit aujourd'hui qu'il va équilibrer le budget un an plus tôt que nous, il devra non seulement réduire la taille du gouvernement, mais bien couper les services», a dénoncé Mme Wynne.

La proposition des progressistes-conservateurs a aussi été démolie par la leader du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario, Andrea Horwath. À son avis, ces suppressions d'emplois ne feraient qu'exercer une pression encore plus forte sur la main-d'oeuvre de la province, qui a déjà été durement éprouvée.

«L'économie est en difficulté et des familles sont déjà touchées par le chômage. Comment peut-on dire qu'on va mettre d'autres travailleurs à la rue?», a lancé Mme Horwath.

Tim Hudak a déjà précisé que les enseignants seraient tout particulièrement ciblés. Il s'est également engagé à mettre la clé sous la porte d'agences comme l'Autorité énergétique de l'Ontario (Ontario Power Authority), les réseaux locaux d'intégration des services de santé de l'Ontario et l'Ordre des métiers de l'Ontario.

Ces mesures s'accompagneraient d'un gel salarial de deux ans pour les employés de la fonction publique au sens large, incluant les politiciens, les fonctionnaires et tous les travailleurs qui sont rémunérés par les deniers publics.

«Je ne ferai pas comme les chefs qui vous promettent de plus en plus de dépenses (...) Je vous promets en fait de freiner les dépenses», a lancé M. Hudak, qui prévoit éliminer le déficit prévu de 12,5 milliards $ d'ici 2016.

Les élections générales auront lieu le 12 juin en Ontario.

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