NOUVELLES

Le pétrole ouvre en hausse à New York, dopé par la crise ukrainienne

09/05/2014 09:33 EDT | Actualisé 09/07/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont entamé la séance en hausse vendredi à New York, soutenus par une hausse de la prime de risque géopolitique, en pleine recrudescence des tensions dans la crise ukrainienne.

Vers 13H15 GMT, le baril de référence (WTI) pour livraison en juin avançait de 53 cents, à 100,79 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les prix continuent de bénéficier du soutien de l'escalade des tensions en Ukraine", a relevé Bob Yawger, de Mizuho Securities. Et "le fait que (le président russe) Vladimir Poutine se rende en Crimée, que la Russie a de facto annexée (en mars) n'est certainement pas rassurant pour les marchés", a-t-il ajouté.

Le marché redoute que la situation n'entraîne l'adoption de mesures plus sévères de la part des Occidentaux à l'encontre de la Russie, susceptibles à leur tour d'entraîner des représailles énergétiques, alors que près de 30% des importations de pétrole et de gaz européennes proviennent de la Russie.

M. Poutine est arrivé vendredi après-midi en Crimée après le défilé militaire de la Place Rouge, pour y célébrer la victoire sur les nazis et le "patriotisme" russe en pleine crise ukrainienne.

Les insurgés pro-russes ukrainiens ont, quant à eux, décidé de maintenir pour le 11 mai leur référendum d'indépendance, qualifié de "référendum terroriste" par Kiev, ignorant un appel du président russe à le reporter.

"La crise menace de s'aggraver une fois encore si, comme attendu, une majorité vote en faveur d'une séparation de cette région de l'Ukraine", ont estimé les experts de Commerzbank.

Moscou exige par ailleurs, à partir de juin, le paiement par l'Ukraine à l'avance de ses livraisons de gaz russe, ce qui est de facto une menace de coupure, au risque de perturber les livraisons vers l'Union européenne comme lors des "guerres du gaz" de 2006 et 2009.

Aux Etats-Unis, le recul des réserves du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, sud), "qui se situent à leur plus bas depuis décembre 2008, reste aussi un sujet de préoccupation depuis mercredi", lorsque le ministère américain de l'Energie (DoE), a publié ses chiffres hebdomadaires sur les stocks américains, a ajouté M. Yawger.

Surveillées de près par les courtiers, ces réserves, qui servent de référence au pétrole échangé à New York, le WTI, ont reculé à 24 millions de barils. A l'inverse, les stocks des entrepôts du golfe du Mexique gonflent de manière exponentielle depuis l'augmentation de la capacité d'acheminement du brut de Cushing vers les raffineries texanes au début de l'année.

bur-ppa/sl/bdx

PLUS:hp