NOUVELLES

Le pétrole finit en baisse à New York, malgré un week-end risqué en Ukraine

09/05/2014 03:04 EDT | Actualisé 09/07/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont fini en baisse à New York vendredi, tout juste au-dessous des 100 dollars, pénalisés par une hausse du billet vert malgré un week-end qui s'annonçait tendu en Ukraine.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril a cédé 27 cents, à 99,99 dollars, sur le New York Mercantile Exchange(Nymex).

"La force du billet vert a pesé sur le marché de l'énergie aujourd'hui", a expliqué Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinion.

Après un accès de faiblesse, le dollar reprenait de la vigueur en fin de semaine, évoluant notamment à son plus haut face à l'euro depuis début avril.

Or, un dollar fort tend à peser sur le prix des matières premières libellées dans cette monnaie, rendant ces actifs plus onéreux pour les acheteurs munis d'autres devises.

En outre, "le WTI a pâti des mouvements de ventes de certains courtiers qui estiment que ses prix ont peut-être trop avancé, au vu de l'abondance quasiment record des réserves de brut dans le pays", a relevé Bart Melek, de TD Securities.

Malgré un léger recul cette semaine, les stocks de brut se situent à des niveaux historiques, proches de sommets plus vus depuis 1931, selon des données mensuelles.

L'escalade des violences en Ukraine n'est cependant pas passée inaperçue.

"Il y a beaucoup de risques ce week-end du côté de la crise ukrainienne", a relevé M. Larry.

Des insurgés pro-russes dans l'Est de l'Ukraine ont en effet décidé de maintenir pour le 11 mai leur référendum d'indépendance, qualifié de "référendum terroriste" par Kiev, ignorant un appel du président russe Vladimir Poutine à le reporter.

Le gouvernement ukrainien a de son côté répété qu'il n'avait nullement l'intention de renoncer à rétablir l'ordre dans l'Est, alors qu'il est engagé depuis le 2 mai dans une opération militaire qui s'est déjà soldée par des dizaines de morts.

Le marché redoute que la situation n'entraîne l'adoption de mesures plus sévères de la part des Occidentaux à l'encontre de la Russie, susceptibles à leur tour d'entraîner des représailles énergétiques, alors que près de 30% des importations de pétrole et de gaz européennes proviennent de la Russie.

Cependant, "les sanctions imposées jusque-là par l'Occident ont été considérées pour l'instant par le marché comme de petites tapes sur la main de la Russie, et les opérateurs attendent désormais de voir ce qui va se passer ce week-end, et comment les Etats-Unis vont réagir", avant de miser sur une nouvelle hausse des prix, a expliqué M. Larry.

bur-ppa/sl/rap

PLUS:hp