BIEN-ÊTRE

«Year of no sugar»: la famille Schaub n'a pas consommé de sucre pendant un an

08/05/2014 03:42 EDT | Actualisé 13/05/2014 04:50 EDT
Schaub Family

Inspirée par des chercheurs en nutrition comme le professeur Robert Lustig et le journaliste Michael Moss, Eve Schaub a décidé de tenter une expérience. Accompagnée de son mari et de ses filles Greta et Lisa, elle a supprimé le sucre de son alimentation pendant toute l'année 2011.

La famille Schaub a retiré le sucre de sa diète, incluant le sirop de maïs riche en fructose, le fructose cristallin, le sirop d'érable, le miel, la mélasse, le jus de canne évaporé, ainsi que les adoucissants artificiels. Et les Schaub ont commencé à préparer leurs repas eux-mêmes. Chaque membre de la famille avait droit à une exception contenant du sucre -- Eve a opté pour un verre de vin rouge -- et une fois par mois, il y avait du dessert.

Nous avons récemment rencontré Eve pour discuter de l'expérience, et du livre qui raconte son expérience, Year of No Sugar.

Comment vous est venue l'idée de renoncer au sucre pendant un an?

Mon mari m'a montré une vidéo d'un pédiatre endocrinologue qui parlaient du sucre et ses effets sur le corps. Il est bien plus présent dans notre nourriture qu'on le pense. La vidéo m'a captivée. Je n'ai pas arrêté d'y penser pendant des jours. Partout où j'allais je voyais du sucre, et j'ai commencé à remettre en cause non seulement notre culture de la nourriture au États-Unis mais aussi la mienne: que suis-je en train de donner à manger à ma famille?

J'ai dit à mon mari que je voulais qu'on essaie d'éviter le sucre pendant un an parce que je voulais voir si ce serait difficile, je voulais savoir si on pouvait s'y plier sans se sentir horriblement mal. Il m'a beaucoup soutenue, à ma grande surprise. Quant aux enfants, c'était une autre histoire. Elles ont tout de suite protesté. Elle savait que les anniversaires, Halloween, les réceptions et Noël seraient très différents. En tant que mère, la dernière chose que vous voulez, c'est de faire pleurer vos enfants! Je savais que des tas de choses positives ressortiraient de l'expérience, mais je savais que le chemin serait long et compliqué.

Comment les enfants ont-ils adopté leur nouveau régime?

Le premier était sûrement le pire. Après ça, les choses ne pouvaient qu'aller mieux, même si ce n'était pas toujours facile. Ma plus jeune fille avait six ans, la plus grande onze ans. La cadette était incroyablement flexible. Au début elle oubliait tout le temps les règles, et je devais lui rappeler qu'il n'y avait pas de dessert -- encore -- et elle répondait: «Ah, d'accord!», et elle reprenait ses jeux. Mon aîné était plus du genre à dire: «Oh, pauvre de moi!» Elle est la comédienne de la famille. Je l'ai encouragée à garder un journal parce que je savais qu'elle aurait de nombreuses occasions d'être en colère contre moi et qu'elle ne voudrait pas m'en parler. Il y a des extraits de son journal dans le livre. Et finalement, elle a adoré le projet. Elle a dit et écrit que ça nous rendait uniques, spéciaux et intéressants. J'adorais observer la transformation sur ces enfants.

Quels changements physiques avez-vous constatés après avoir éliminé le sucre?

J'ai toujours l'impression de décevoir les gens quand je dis que je n'ai pas perdu de poids. Aucun d'entre nous ne le voulait ou le désirait. C'était ma dernière préoccupation. Mais nous avons remarqué d'autres changements. Nos palets ont changé. Les aliments sucrés nous ont soudain paru avoir un goût différent et repoussant vers l'arrivée de l'automne. Les choses qui normalement nous attiraient beaucoup avaient un goût horrible. Nous étions en meilleure santé, étions moins malades.

À la fin de l'année, que s'est-il passé?

Nos proches nous ont dit: «Vous êtes libérés, et maintenant vous allez devenir fous!» Ce n'est pas ce qui s'est passé. Au jour de l'an 2012, chacun a eu droit à un petit plus. J'ai mangé un biscuit au chocolat et beurre de cacahuète, c'était ma première friandise depuis un an.

Avec le temps, j'ai trouvé ça dur parce qu'il n'y avait plus aucune règle. Que devait-on faire après ça?! La première fois que je suis allé au supermarché avec les filles, je ne savais ce que je pouvais ou non acheter. Désormais nous avons trouvé un équilibre, mais nos palais sont clairement restés plus sensibles et nous avons avons gardé un goût plus subtil pour les choses sucrées. Alors qu'avant j'étais plutôt du genre à apprécier une grosse part de gâteau, je préférais désormais les sorbets aux fruits.

Vous avez tourné une vidéo [ci-dessous] sur les difficultés de faire les courses. Quels éléments avez-vous été surpris de ne pas pouvoir consommer pendant cette année?

J'ai fait ma propre mayonnaise, parce qu'il est impossible de trouver de la mayonnaise sans sucre à notre supermarché. Je devais vraiment chercher dans tous les recoins pour trouver du bacon sans sucre. J'achète de la mayo et du bacon maintenant, mais toujours pas de pain. Je fais mon propre pain le plus souvent possible. Je suis très têtue là-dessus. Même chose pour la sauce tomate.

Recommanderiez-vous de faire la même chose?

Les gens n'ont pas à être aussi stricts que nous. Mais je leur recommande de s'informer sur les vérités du sucre -- alors ils peuvent faire leurs propres choix. Tout le monde prend ses propres décisions nutritives, mais ce qui n'est pas bien c'est que cette substance, qui n'est pas inoffensive, soit aussi présente dans nos aliments et que les gens ne le sachent pas. Il existe de nombreux noms pour le sucre et il est difficile de tous les connaître.

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