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Wall Street finit sans direction, minée par la frilosité des investisseurs

08/05/2014 04:46 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Wall Street a terminé dans l'hésitation une séance majoritairement haussière, la frilosité l'emportant chez les investisseurs malgré un bon indicateur américain et des espoirs de relance monétaire en zone euro: le Dow Jones a gagné 0,20% mais le Nasdaq a cédé 0,40%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a avancé de 32,43 points à 16.550,97 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, s'est replié de 16,18 points à 4.054,50 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a cédé 0,14% ou 2,58 points, à 1.875,63 points.

En hausse franche à la mi-séance, les indices new-yorkais ont vacillé dans les dernières heures d'échanges, tirés une nouvelle fois à la baisse par le Nasdaq.

Ce basculement dans le rouge "ne se doit à aucun événement en particulier", a estimé Dan Greenhaus, de BTIG. La faiblesse des indices est davantage une "manifestation d'une inquiétude plus large des investisseurs vis-à-vis d'un marché qui n'a pas été très solide ces derniers temps et qui cède face à la pression" des vendeurs, a-t-il détaillé.

Les opérateurs observaient avec une nervosité croissante les niveaux toujours bas des bons du Trésor américain à long terme, notamment à 10 ans, qui dénotent un engouement des investisseurs pour le marché obligataire. Or, l'anticipation d'une hausse à moyen terme des taux d'intérêt aux Etats-Unis et des signes de reprise économique solide dans le pays devraient, à l'inverse, détourner les acheteurs de ce marché considéré moins rentable mais jugé moins risqué que les actions.

"Cela démontre que le marché ne croit pas vraiment au scénario: la croissance et l'inflation reviennent et les taux (d'intérêt de la Réserve fédérale américaine) vont finir par augmenter", a estimé Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

La patronne de la Fed janet Yellen a cependant réaffirmé jeudi, au cours d'un deuxième jour d'intervention devant des élus du Congrès américain, qu'elle s'attendait à une "croissance solide" au deuxième trimestre.

En zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) avait de son côté donné un coup de pouce aux indices à la mi-séance en laissant anticiper un geste de soutien à l'économie prochainement.

Si l'institution a laissé sans surprise son principal taux directeur inchangé jeudi à l'issue d'une réunion de politique monétaire, son président Mario Draghi a affirmé que son institution était "très à l'aise" avec l'idée de passer à l'action en juin.

Sur le plan des indicateurs, les opérateurs ont accueilli favorablement l'annonce d'un recul plus important que prévu des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis pour la semaine achevée le 3 mai, une bonne nouvelle pour le marché de l'emploi du pays.

Le marché obligataire a reculé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,602% contre 2,590% mercredi et celui à 30 ans à 3,415% contre 3,403% à la précédente clôture.

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