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Syrie: les combats empêchent le transport de 16 conteneurs d'agents chimiques

08/05/2014 04:22 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

La responsable de la mission conjointe de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) chargée de détruire les armes chimiques en Syrie a déclaré, jeudi, que 16 conteneurs remplis d'agents chimiques prêts à être expédiés hors du pays se trouvaient à un endroit près de Damas présentement inaccessible en raison des combats.

Sigrid Kaag a exhorté les pays pouvant exercer une influence sur les différents groupes armés impliqués dans la guerre civile syrienne d'utiliser leur pouvoir afin que les experts de la mission puissent avoir accès au site et transporter les conteneurs en toute sécurité jusqu'au port de Lattaquié, où des navires danois et norvégien les attendent pour les mener à un vaisseau américain qui détruira leur contenu.

Après une rencontre avec le Conseil de sécurité de l'ONU, Mme Kaag a affirmé devant les reporters qu'il n'était pas possible pour le moment de conclure un cessez-le-feu qui permettrait à son équipe d'accéder au site où sont entreposés cinq conteneurs de substances chimiques employées pour fabriquer du gaz toxique et des agents neurotoxiques ainsi que 11 conteneurs de produits moins dangereux, qui représentent 8 pour cent de l'arsenal chimique déclaré par le gouvernement syrien.

Selon Sigrid Kaag, deux autres zones dans le voisinage ont été conquises par des combattants de l'opposition et il est actuellement impossible de se rendre au Site 2, où se trouvent les 16 conteneurs.

Elle a ajouté que les spécialistes réfléchissaient à d'autres solutions pour atteindre le site et préparer ce dernier convoi afin qu'il puisse être transporté dès que la situation s'améliorera.

Des diplomates ont confié sous le couvert de l'anonymat que d'autres sujets avaient également été abordés lors de la réunion du Conseil de sécurité jeudi, dont le fait que la Syrie n'avait peut-être pas divulgué la totalité des agents chimiques en sa possession et qu'elle n'avait toujours pas détruit 12 usines consacrées à la production de ces agents, le respect de la date limite du 30 juin pour la destruction des armes et le prolongement possible de la mission au terme de cette échéance.

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