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Rallye d'Argentine - Sébastien Ogier: "Un podium ne serait pas un mauvais résultat"

08/05/2014 01:03 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Le Français Sébastien Ogier, champion du monde en titre, aborde avec méfiance le rallye d'Argentine, 5e manche de la saison, et sur un terrain cassant qu'il n'affectionne pas, il estime qu'"un podium ne serait pas un mauvais résultat" dimanche.

Ogier (Volkswagen Polo) est nettement en tête du championnat du monde avec trois victoires en quatre courses, devant son coéquipier finlandais Jari-Matti Latvala.

Question: Comment abordez-vous ce 5e rallye de l'année?

Réponse: "On a bien commencé la saison, on arrive ici en tête du championnat avec un joker d'avance, ça nous permet d'aborder ce rallye sereinement. Dans certaines parties, il va falloir faire attention à la mécanique. Ca ne va pas être un rallye facile. On se sent prêts, la voiture marche bien, elle a prouvé qu'elle était très fiable, mais ça va être un challenge pour l'équipe de maintenir en état de marche la voiture pendant tout le rallye.

Q: Quels sont les principales difficultés?

R: "Certaines spéciales comme Mina Clavero (SS 11 et 13, dimanche), le jour où ils nous les enlèvent, je n'irai pas me plaindre. C'est beau pour le paysage, mais pour conduire, c'est pas génial pour moi. C'est casse-voiture. Il n'y a que Latvala pour faire des temps là-bas. Sur d'autres sections, c'est très soft, très meuble après les fortes pluies. Il y a eu de grosses saignées. La S2, c'est la pire du rallye, la plus défoncée. Ces grosses saignées, il y en a en pleine ligne droite sur des portions très rapides où normalement tu es à fond. Ca peut passer à fond, mais il y a toujours un risque, que tu viennes buter dans les suspensions et tu pars en tonneau par l'avant. En reconnaissance, tu ne peux pas le voir. C'est difficile à estimer avec la voiture de reconnaissance, sinon tu la laisses sur place".

Q: Le rallye d'Argentine est une des courses que vous n'avez pas encore gagnées, il y a une envie particulière?

R: "C'est pas une priorité absolue. Bien sûr que ça me ferait plaisir de rajouter ce rallye, c'est le dernier des rallyes réguliers que je n'ai pas gagnés. Ce serait sympa de l'accrocher au palmarès. Je ne prends pas le départ en me disant +il faut absolument que je le gagne+. Je pense avant tout à mon championnat, un podium ne serait pas un mauvais résultat ici. Mais chaque fois que je prends le départ d'un rallye, c'est pour le gagner. (...) En 2011, j'avais fait une erreur bête en fin de course, alors que j'avais course gagnée. L'année dernière on était en tête et on avait la performance pour aller chercher la victoire, je ne peux pas vraiment m'en vouloir, c'était un défaut de jeunesse de la voiture, ce fameux frein à main dont on se plaignait la saison dernière m'avait fait partir à la faute. C'est pas mon rallye favori, c'est clair, je préfère quand c'est un sol assez dur, roulant, sur lequel il n'y a pas besoin de penser à sauvegarder la voiture. Ici, c'est un terrain plus cassant et c'est pas forcément ce que j'apprécie au volant d'une voiture de rallye. Mais je sais que pour autant on peut bien faire et que ces dernières années, on fait de bonnes performances".

Q: Quelle stratégie adopterez-vous?

R: "On verra, il n'y a pas de stratégie écrite. Ca dépend du feeling que j'ai dans la voiture, de pas mal de choses. Les conditions font que tu sais d'ores et déjà que tu pars pas à l'attaque à bloc de partout".

Q: Vous n'avez plus de rival de la dimension de Sébastien Loeb.

R: "C'est pas pour autant facile. Oui Loeb n'est plus là et c'était un gros concurrent. Mais maintenant, Latvala c'est pas un garçon facile à battre, il va très vite. Loeb depuis 2007 disait que c'était son concurrent le plus dangereux en vitesse de pointe. C'est loin d'être le moment de se relâcher. Si on veut continuer à gagner, il faut continuer à donner le meilleur.

Propos recueillis par Alexandre Peyrille

ap/ac

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