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Pakistan : libération d'un agent du FBI arrêté pour port d'armes illégal

08/05/2014 02:40 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Un agent du FBI arrêté plus tôt cette semaine à l'aéroport de Karachi, dans le sud du Pakistan, pour port d'armes illégal a été libéré jeudi après le versement d'une caution de 10.000 dollars exigée par la justice pakistanaise, selon des responsables.

L'homme avait été arrêté lundi lors d'un contrôle de routine à l'aéroport de la métropole économique pakistanaise à l'embarquement d'un vol pour la capitale nationale Islamabad porteur de 15 balles de fusil 9mm.

Plus tard, des responsables américains et pakistanais avaient révélé que cet homme était en fait un agent du FBI, la police fédérale américaine.

Les autorités locales ont ensuite déposé des accusations pour port d'armes illégal, un crime passible de 14 ans de prison au Pakistan, contre cet agent du FBI, et ordonné son maintien en détention.

Mais jeudi, un tribunal de la province méridionale du Sind, dont Karachi est la capitale, a donné le feu vert à sa libération contre le versement d'une caution d'un million de roupies (10.000 dollars), a déclaré à l'AFP Rao Anwar, un haut responsable de la police locale.

"L'agent du FBI a été remis au consulat américain à Karachi", a indiqué en fin de journée un autre responsable de la police. Un photographe de l'AFP a vu l'agent du FBI quitter le commissariat de police où il était détenu.

L'ambassade des Etats-Unis à Islamabad a confirmé que l'agent du FBI avait été libéré contre le versement d'une caution et qu'il restait à Karachi.

"Nous continuons à agir en coordination et à coopérer étroitement avec les autorités pakistanaises afin de régler cette affaire", a déclaré une porte-parole de l'ambassade.

Libéré, l'agent américain du FBI n'est pas pour autant acquitté dans cette affaire qui ravive au Pakistan le souvenir de Raymond Davis, un employé de la CIA arrêté en janvier 2011 pour le meurtre de deux hommes à Lahore (est).

M. Davis avait été libéré deux mois plus tard après le versement d'environ 1,7 million d'euros aux familles des victimes qui avaient accepté de toucher la "diya", le "prix du sang".

Interrogée mercredi sur les procédures contre l'agent du FBI, la porte-parole du département d'Etat Jen Psaki avait indiqué que les autorités américaines étaient en "contact étroit" avec Islamabad pour régler cette affaire.

A Islamabad, la porte-parole de la diplomatie pakistanaise, Tasneem Aslam, a confirmé des discussions avec Washington pour régler ce dossier tout en avertissant que cet agent du FBI ne jouissait pas de "l'immunité diplomatique car il n'est pas un diplomate".

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