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Objectif 2015 pour l'ouverture du premier casino dans le sud de Chypre

08/05/2014 12:58 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Le gouvernement chypriote a annoncé jeudi son intention de délivrer pour la première fois une autorisation pour l'ouverture d'un casino dans la partie sud de l'île d'ici au printemps 2015.

Des casinos ont depuis longtemps fleuri dans la partie nord de l'île, occupée par la Turquie depuis 1974. Mais dans la moitié sud, les tentatives de légalisation des casinos avaient échoué face notamment à l'opposition de la très influente Eglise orthodoxe.

Le ministre du Commerce George Lakkotrypis a indiqué à des journalistes qu'un projet de loi de réglementation des casinos serait soumis au Parlement dans le courant du mois.

"Nous estimons que la première autorisation sera délivrée aux alentours de mars ou avril 2015", a-t-il précisé.

Les députés devraient approuver la légalisation des casinos en dépit des objections de la principale formation d'opposition, le parti communiste Akel.

La création d'un super-casino, avec des succursales plus petites dans d'autres villes, est perçue comme un élément crucial pour aider à faire reculer le taux de chômage record (plus de 17%) dans ce pays de la zone euro, touché par la récession.

Un complexe comprenant un casino devrait également booster les revenus tirés du tourisme, qui représentent une part importante de l'économie chypriote.

Le Conseil des ministres avait approuvé l'an dernier un plan prévoyant la création d'un complexe géant abritant un casino, visant à attirer les touristes dépensiers vers l'île méditerranéenne, plus que jamais dépendante du tourisme après une réduction drastique de son secteur bancaire autrefois lucratif.

Au bord de la faillite en raison de l'exposition de ses banques à la dette grecque, Chypre a obtenu en mars 2013 un prêt de 10 milliards d'euros auprès de bailleurs internationaux.

L'île a dû pour cela liquider l'une de ses principales banques et restructurer la première --faisant perdre aux déposants entre 47,5 et 100% de leurs avoirs au-delà de 100.000 euros--, et s'engager à des coupes budgétaires drastiques et à des privatisations.

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