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Les salves fusent sur la création d'emplois dans la campagne en Ontario

08/05/2014 06:53 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

TORONTO - Les promesses de création de centaines de milliers d'emplois destinées à s'attirer la faveur des électeurs en Ontario ont dominé la campagne, jeudi.

Les progressistes-conservateurs et les néo-démocrates ont fait valoir leur plan de création d'emplois, pendant que les libéraux en venaient aux prises avec le gouvernement fédéral sur le soutien à la province.

Le chef du Parti progressiste-conservateur, Tim Hudak, a soutenu qu'une augmentation du nombre de jeunes en formation d'apprenti dans les métiers spécialisés permettrait de faire un bon bout de chemin vers l'atteinte de sa promesse d'un million de nouveaux emplois sur une période de huit ans.

Actuellement, selon M. Hudak, des règles datant de plusieurs décennies qui requièrent quatre ou cinq compagnons d'apprentissage pour chaque apprenti dans plusieurs métiers restreignent les occasions pour les jeunes. Il a soutenu que cela pourrait se faire à coût nul, estimant que 200 000 postes pourraient être créés en faisant en sorte que chaque compagnon forme un apprenti.

L'Ordre des métiers de l'Ontario établi par les libéraux en tant qu'organisme d'autoréglementation est ni plus ni moins une «ponction fiscale» pour financer de la «bureaucratie inutile», et serait aboli sous un gouvernement conservateur, a exprimé M. Hudak.

La chef libérale Kathleen Wynne a fait valoir qu'il n'existait «absolument aucune preuve» que le plan de M. Hudak créerait de l'emploi, et a soutenu que les progressistes-conservateurs contribueraient en fait à un recul de l'emploi en sabrant dans les dépenses du gouvernement et en éliminant des subventions aux entreprises.

«La pierre angulaire du programme de Tim Hudak en matière d'emplois est, justement, de couper des emplois, a lancé Mme Wynne. Les propositions de notre parti visent la création d'emplois», a-t-elle enchaîné.

La stratégie des libéraux en emploi dépend largement de dépenses de milliards de dollars dans le transport en commun et les infrastructures et de subventions aux entreprises.

La chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Andrea Horwath, faisant la promotion de son plan pour créer 170 000 «emplois bien payés», a argué que M. Hudak vise à constituer une économie en Ontario semblable à celle de l'Alabama.

«Le plan de M. Hudak en Ontario est de faire chuter les salaires», a-t-elle lancé.

Elle a mentionné qu'un gouvernement du NPD instaurerait plutôt un crédit d'impôt incitant les employeurs à embaucher de nouveaux travailleurs.

Le plan sur deux ans coûterait 500 millions $ aux contribuables, et couvrirait 10 pour cent de la première année de salaire d'un nouvel employé jusqu'à concurrence de 5000 $ par travailleur et 100 000 $ par compagnie, a indiqué Mme Horwath. Elle a ajouté que l'argent n'irait pas aux postes peu spécialisés ou dans des entreprises mettant fin à l'emploi après une année.

À Ottawa, Mme Wynne a accusé le premier ministre Stephen Harper de faire fi des problèmes de l'économie en Ontario et d'ignorer sa proposition d'un régime d'épargne-retraite provincial.

Dans un geste inusité de la part d'un membre du cabinet fédéral, le président du Conseil du trésor, Tony Clement, a incité les électeurs en Ontario à voter pour les progressistes-conservateurs ontariens, le 12 juin prochain.

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