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Le pétrole finit en légère baisse à New York, sapé par des prises de bénéfices

08/05/2014 02:54 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont reculé jeudi à New York, sous le coup de prises de bénéfices après avoir nettement progressé la veille, et en raison d'une baisse de la prime de risque liée à la situation en Ukraine.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en juin a perdu 51 cents, à 100,26 dollars, sur le New York Mercantile Exchange(Nymex).

Les prix ont "pâti de prises de bénéfices après leur forte hausse de la veille, dans un marché qui digère les chiffres des réserves sur les stocks américains et les dernières nouvelles en Ukraine", a expliqué Tim Evans, de Citi Futures.

Les cours du pétrole avaient grimpé de plus de 1 dollar à New York et à Londres, à la faveur d'un recul inattendu la semaine dernière des stocks de brut aux États-Unis de 1,8 million de barils, selon le département américain de l'Energie (DoE).

La semaine précédente, les stocks avaient, à 399,4 millions de barils, atteint un sommet depuis 1982, lorsque le DoE a commencé à publier des données hebdomadaires, et même depuis avril 1931 sur la base de données mensuelles.

En dépit de ce léger recul, après des semaines d'accumulation des réserves sur fond d'un boom de la production pétrolière aux Etats-Unis, "nous continuons à estimer que l'offre est abondante", a estimé M. Evans.

Mais davantage qu'une tendance baissière, "le léger recul des prix montre que le marché prend un peu de distance avant un week-end potentiellement plus agité, en Ukraine et en Russie notamment", a relevé Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinion. Pour preuve, "les volumes d'échanges ne sont pas très élevés", a-t-il noté.

Le scénario de désescalade en Ukraine proposé mercredi par le président russe Vladimir Poutine a été qualifié jeudi de moquerie par Kiev. M. Poutine a enjoint les insurgés pro-russes du pays à reporter un référendum prévu dimanche sur leur indépendance, mais les intéressés ont décidé d'ignorer cet appel. Kiev a par ailleurs annoncé la "poursuite" de son opération militaire dans l'Est.

Sur le front de la demande, le marché digérait une série de statistiques aux Etats-Unis et en Chine, les deux premiers consommateurs de brut de la planète.

Le géant asiatique, considéré comme l'un des moteurs de la croissance mondiale, a enregistré en avril une légère hausse de ses échanges avec l'étranger, en rebond par rapport au déclin du mois de mars, avec un excédent commercial atteignant 18,45 milliards de dollars.

D'autre part, les nouvelles étaient plutôt bonnes sur le marché de l'emploi américain: selon le département du Travail, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé davantage que prévu pour la semaine close le 3 mai dans le pays.

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