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Le Kazakhstan délaisse Moscou pour s'entretenir avec un haut diplomate américain

08/05/2014 10:02 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, a reçu jeudi à Astana le secrétaire d'État adjoint américain, William Burns, au moment où les autres alliés régionaux de la Russie se réunissaient à Moscou autour de Vladimir Poutine.

La rencontre entre les deux hommes se déroulait au moment même où les dirigeants de quatre pays de l'ex-URSS - Bélarus, Arménie, Tadjikistan et Kirghizistan - assistaient à des exercices militaires près de Moscou.

"Le partenariat stratégique avec le Kazakhstan restera la priorité pour les États-Unis", a déclaré William Burns lors d'une conférence de presse à la sortie de son entretien avec M. Nazarbaïev.

"La crise en Ukraine et la transition en cours en Afghanistan soulignent la nécessité de renforcer la construction d'un partenariat encore plus fort et plus profond", a-t-il ajouté, soulignant un "engagement des États-Unis à long terme en Asie centrale", une région où la Russie a gardé de nombreux intérêts.

Les discussions ont notamment porté sur la coopération économique et commerciale entre les deux pays, mais également sur la situation en Ukraine.

"Nous avons dit clairement que nous ne cherchions pas la confrontation avec la Russie", a souligné M. Burns.

"Mais puisque la Russie continue à suivre des voies dangereuses, nous allons continuer de travailler avec nos partenaires internationaux", a-t-il ajouté.

Le Kazakhstan - pays de l'ex-URSS riche en hydrocarbures et qui compte une forte minorité d'origine russe - est l'un des plus importants partenaires de la Russie.

Le président Noursoultan Nazarbaïev s'est montré très réservé depuis le début de la crise ukrainienne,.

"Au cours de nos réunions aujourd'hui, j'ai eu l'occasion de souligner notre soutien à l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays de la région, dont le Kazakhstan", a poursuivi William Burns.

M. Burns avait déjà affirmé mercredi que les États-Unis ne pouvaient "négliger l'importance" de l'Asie centrale à l'issue d'une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de l'Ouzbékistan, Abdulaziz Kamilov.

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