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La France va mobiliser 3.000 soldats au Sahel pour lutter contre le terrorisme

08/05/2014 11:18 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a indiqué jeudi que 3.000 soldats français allaient être mobilisés dans la "bande sahélo-saharienne" pour lutter contre le terrorisme, dans le cadre d'une réorganisation du dispositif militaire au Mali, où un soldat français a été tué dans la nuit.

"Nous sommes en train de nous réorganiser pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme", a expliqué le ministre sur BFMTV et la radio RMC. "Sur le Mali maintenant, les forces des Nations unies sont là, l'armée malienne se reconstitue (...) et notre rôle à nous c'est de poursuivre le contre-terrorisme, non seulement au Nord Mali, mais aussi au Nord Niger, mais aussi au Tchad", a-t-il dit.

"Nous sommes en train de réorganiser notre dispositif pour que 3.000 militaires français soient dans cette lutte contre le terrorisme", a expliqué le ministre, précisant que ces militaires resteront "le temps qu'il faudra", sans "date limite", dans la "bande sahélo-saharienne", qualifiée de "zone de dangers, de trafics en tout genre".

Au Nord du Mali, les effectifs seront ramenés comme prévus à 1.000 hommes, et seront concentrés "sur la durée, à Gao essentiellement". Le ministre avait déjà annoncé à plusieurs reprises que la France laisserait au Mali un millier d'hommes pour lutter contre le terrorisme.

Selon le ministre, l'opération militaire française Serval est "en train de se terminer dans sa phase de guerre frontale". Le 11 janvier 2013, la France avait déclenché cette opération au Mali, prenant la tête d'une intervention de plusieurs troupes africaines, pour stopper les islamistes qui avaient entrepris de progresser vers le Sud.

Au plus fort de l'opération Serval, au printemps 2013, le contingent français a compté près de 5.000 hommes.

L'Elysée a parallèlement annoncé jeudi la mort d'un légionnaire de 26 ans d'origine slovaque dans le nord-est du Mali, tué en opération dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette mort porte à huit le nombre de soldats français tués dans ce pays depuis le lancement de l'opération Serval.

Ce sergent au 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi (île de Corse) est mort lorsqu'"un véhicule léger d'une unité de la force Serval a sauté sur un engin explosif à une vingtaine de kilomètres de Tessalit", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Deux autres soldats français ont été blessés et transportés vers Gao. "Les militaires français étaient engagés dans une mission de sécurisation des portes du massif de Tigharghar", a ajouté le ministère.

Le président français François Hollande, a exprimé sa "profonde tristesse", saluant le "sacrifice" de ce légionnaire, selon le communiqué de l'Elysée.

"En ce jour de commémoration de la victoire du 8 mai 1945", il a renouvelé "sa totale confiance aux forces françaises engagées aux côtés des Maliens et des forces des Nations unies pour continuer à lutter contre les groupes armés terroristes".

Ces groupes, a-t-il souligné, "tentent de soumettre les populations à leur idéologie destructrice en les privant de leur droit à la sécurité et au développement".

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