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Grève de 24 heures de conducteurs d'autobus à Rio, 325 bus endommagés

08/05/2014 04:48 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Une grève d'une partie des conducteurs d'autobus de la ville de Rio, qui réclament 40% de hausse de salaire, a paralysé jeudi 20% de la flotte, a annoncé Sebastiao José da Silva, vice-président du syndicat des conducteurs qui ne soutient pas le mouvement.

Le syndicat des compagnies d'autobus - qui sont toutes privées à Rio - a indiqué que 325 autobus avaient été endommagés dans la matinée, la plupart par des pierres lancées par les grévistes, certains autres ayant été incendiés.

Le maire de Rio, Eduardo Paes, a qualifié la violence d'"inacceptable" et demandé au secrétariat des Transports de tout mettre en oeuvre pour faciliter le retour des usagers chez eux.

Jeudi matin, des piquets de grève ont bloqué plusieurs axes routiers, provoquant d'immenses embouteillages dans plusieurs quartiers et des milliers de personnes avaient du mal à se rendre sur leurs lieux de travail. Trains et métros étaient bondés.

Le gouverneur, Luiz Fernando Pezão, a déclaré quant à lui qu'il ne tolérerait pas les piquets de grève ni le blocage de rues.

"J'ai demandé qu'on arrête ceux qui endommagent les autobus. Nous savons que c'est une grève en dehors du syndicat. Les patrons ont déjà accordé une augmentation supérieure à celle demandée, alors nous n'allons pas tolérer le vandalisme à Rio", a souligné le gouverneur.

Les grévistes revendiquent une hausse de salaire supérieure à celle négociée en assemblée le 11 mars dernier par le syndicat, pour porter leur salaire à 2.500 reais (815 euros), ainsi que la fin de la double fonction de conducteur et de receveur.

"J'ai obtenu 10% d'augmentation pour les salaires. C'est la plus forte augmentation pour la catégorie dans le pays et ils ont déjà reçu ce mois-ci leur salaire augmenté", a déclaré le porte-parole du syndicat (Sintraturb), José da Silva, cité par le site G1 de Globo.

Le leader de la grève, Hélio Teodoro, a déclaré à la station de radio CBN que le mouvement était "pacifique" et avait le soutien d'autres syndicats comme celui des employés de l'industrie pétrolière. Il a nié l'appui de partis politiques et critiqué les actes de violence.

Les grévistes prévoient une manifestation vendredi au centre-ville et une nouvelle réunion pour décider de la suite du mouvement, selon lui.

Pour M. da Silva du Sintraturb, le mouvement répond à des intérêts politiques.

"C'est l'année des élections générales (en octobre) et celle de la Coupe du monde (de football), il y en a qui veulent être candidats, apparaître comme les sauveurs de la patrie", a souligné M. da Silva sans citer de nom.

Son syndicat a fixé une réunion à 15H00 locales (18H00 GMT) pour évaluer la situation.

Mercredi, à 37 jours du Mondial, ce sont des agents de la Police fédérale brésilienne qui avaient suspendu leurs activités dans plusieurs Etats du pays pour réclamer de meilleurs salaires et plans de carrière. Ils ont renouvelé leur menace de ne pas travailler pendant la Coupe du monde (du 12 juin au 13 juillet).

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