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Exécution ratée en Oklahoma: la mise à mort d'un autre détenu remise à novembre

08/05/2014 06:21 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

OKLAHOMA CITY - Un tribunal de l'Oklahoma a accepté, jeudi, de repousser de six mois la mise à mort d'un détenu condamné à la peine capitale le temps que l'enquête sur une exécution ratée survenue la semaine dernière soit complétée.

La Cour des appels criminels de l'Oklahoma a remis la mise à mort du prisonnier Charles Warner au 13 novembre peu après que le procureur général de l'État, Scott Pruitt, eut approuvé le délai.

M. Pruitt et la gouverneure de l'Oklahoma, Mary Fallin, ont déclaré que l'État n'effectuerait aucune exécution avant la fin de l'investigation, qui devrait durer au moins huit semaines.

Warner devait être exécuté la semaine dernière le même soir que Clayton Lockett, ce qui aurait donné lieu à la première double exécution de l'Oklahoma depuis 1937.

La veine où avait été installée la ligne intraveineuse permettant d'injecter les substances mortelles à Lockett a toutefois éclaté. Ce dernier s'est tordu de douleur sur la civière, a serré les dents et a levé la tête à plusieurs reprises en gémissant.

Seize minutes après le début de la mise à mort, les rideaux entourant le lieu d'exécution ont été tirés afin d'empêcher les témoins de voir ce qui se passait. Le directeur des prisons de l'Oklahoma, Robert Patton, a mis fin à la procédure peu de temps après. Clayton Lockett est mort 43 minutes plus tard, apparemment victime d'une crise cardiaque.

M. Patton a publié un rapport dans lequel il a révélé que l'État n'avait pas de doses additionnelles en sa possession pour poursuivre l'exécution.

Les compagnies pharmaceutiques étant de plus en plus nombreuses à refuser de fournir des médicaments pour les mises à mort, les États américains doivent trouver d'autres méthodes d'exécution.

Clayton Lockett et Charles Warner avaient intenté une poursuite contre l'État de l'Oklahoma parce que celui-ci refusait de donner des précisions sur les substances qu'il avait l'intention d'utiliser pour leur exécution, mais la Cour suprême de l'État a rejeté la demande des deux prisonniers.

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