POLITIQUE

Coiteux demande «la collaboration» des fonctionnaires

08/05/2014 09:52 EDT | Actualisé 08/05/2014 09:52 EDT
Radio-Canada

Les conventions collectives des employés de l'État prendront fin le 31 mars 2015 et, dans les négociations qui pointent à l'horizon, le gouvernement de Philippe Couillard demande d'ores et déjà la « collaboration » des fonctionnaires.

En entrevue sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première, jeudi, le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, a déclaré que la rémunération des employés de l'État « doit être compatible avec la capacité de payer des Québécois ».

Martin Coiteux insiste sur l'idée que les fonctionnaires devront faire preuve d'une « productivité accrue ».

Dans le quotidien La Presse, Martin Coiteux va même jusqu'à brandir la possibilité que les hausses salariales à venir des fonctionnaires soient liées en partie à une augmentation de la productivité. Une piste qu'il n'a pas évoquée sur les ondes de Radio-Canada, axant plutôt ses idées autour de deux pôles : la nécessité d'effectuer une révision permanente des programmes et, en parallèle, une commission sur la fiscalité. « Nous avons une volonté de fer d'y arriver », a-t-il affirmé, relativement à la révision des programmes qui, selon lui, n'aura pas pour effet de priver les Québécois de quoi que ce soit.

« Notre but est de préserver les services. On veut en donner de meilleurs, pas moins servir les Québécois, mais mieux les servir. »

— Martin Coiteux, président du Conseil du Trésor et député de la circonscription de Nelligan

Pour le président du Conseil du Trésor, « la machine gouvernementale » devra effectuer un premier exercice pour contribuer au retour à l'équilibre budgétaire, pour lequel il maintient le cap de l'exercice de 2015-2016.

« Si on avait pour l'exercice 2014-2015 un déficit de 5 milliards, ce serait totalement inacceptable, affirme M. Coiteux. [Or], juste pour maintenir les programmes actuels, on a 5 % de taux de croissance des coûts, parfois 6 %, par année. On ne peut pas continuer comme ça. »

Quant à la réforme de la fiscalité, Martin Coiteux assure qu'il ne veut pas alourdir le fardeau fiscal des Québécois.

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