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Benghazi: la Chambre des représentants votent en faveur d'une nouvelle enquête

08/05/2014 07:43 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - La Chambre des représentants du Congrès américain a voté en faveur de l'ouverture d'une nouvelle enquête concernant l'attaque de 2012 contre le consulat des États-Unis à Benghazi qui a coûté la vie à l'ambassadeur américain en Libye.

Les républicains ont fait de ce dossier une priorité alors que les élections de mi-mandat, qui auront lieu en novembre, se profilent à l'horizon et que l'ancienne secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton, une démocrate, songe à briguer la présidence en 2016.

Les démocrates estiment que l'investigation sur les événements de Benghazi relève du stratagème politique et envisagent de la boycotter. Ils se rencontreront à ce sujet vendredi.

Quatre Américains ont été tués lors de l'assaut survenu le 11 septembre 2012.

Les républicains accusent l'administration du président Barack Obama d'avoir caché aux Américains la véritable nature de l'attaque au cours de la dernière campagne présidentielle et d'avoir bloqué plusieurs tentatives de la part du Congrès pour faire la lumière sur cette affaire.

L'administration Obama affirme que ses représentants ont essayé de fournir les meilleurs renseignements possibles au public à un moment où les bureaux diplomatiques américains situés dans des pays musulmans étaient le théâtre de manifestations dénonçant une vidéo diffusée sur YouTube qui tournait le prophète Mohammed en dérision.

La Maison-Blanche a d'abord attribué l'assaut de Benghazi à des extrémistes ayant infiltré l'un de ses rassemblements avant de se rétracter.

Profondément divisée, la Chambre des représentants a voté à 232 contre 186 en faveur de la création d'un comité qui, selon le président républicain de la Chambre, John Boehner, pourra répondre à toutes les questions laissées en suspens au cours des derniers 20 mois.

L'enquête du comité sur Benghazi sera la huitième. Les investigations indépendantes, bipartisanes et républicaines précédentes ont reproché au département d'État de ne pas avoir fourni la sécurité adéquate au consulat.

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