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Yémen: Washington ferme son ambassade au public pour raisons de sécurité

07/05/2014 05:27 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi la fermeture au public de leur ambassade au Yémen, invoquant de "récentes attaques contre des intérêts occidentaux" dans ce pays où est implanté le réseau extrémiste Al-Qaïda.

Ces "attaques (...) et les informations que nous avons reçues nous ont suffisamment inquiétés pour que nous prenions ces mesures de précaution", a indiqué dans un communiqué le département d'Etat, deux jours après le meurtre d'un Français dans le quartier diplomatique de Sanaa.

"Nous continuons d'évaluer tous les jours la situation en termes de sécurité et nous rouvrirons l'ambassade au public quand ce sera approprié", a ajouté la diplomatie américaine, qui avait déjà fermé sa chancellerie à Sanaa pendant plusieurs semaines en août dernier.

Cette fois, a précisé le département d'Etat, la fermeture est "temporaire" et ne concerne que les services offerts aux ressortissants américains et aux étrangers.

Cette décision soudaine survient le jour où les forces de sécurité yéménites ont tué par balles le responsable présumé du meurtre lundi d'un Français à Sanaa. L'homme abattu s'appelait Waël Abdallah Massoud al-Waëli, chef d'une "cellule terroriste" qui a "supervisé le meurtre (lundi) du citoyen français", selon les autorités yéménites.

Le Français avait été tué par des hommes armés dans un quartier diplomatique de la capitale du Yémen, et un autre avait été blessé ainsi qu'un chauffeur yéménite dans cette attaque visant leur véhicule. Les deux Français étaient employés par la société de sécurité privée Argus Security, basée à Chypre et qui travaille pour le compte de la mission européenne au Yémen.

Les diplomates étrangers, surtout européens, sont de plus en plus pris pour cibles à Sanaa.

En avril, un diplomate allemand a été blessé en échappant à ses agresseurs qui tentaient de l'enlever, non loin de l'ambassade d'Allemagne. Deux Britanniques et un Allemand ont été enlevés en janvier et février.

Le Yémen, où la population est fortement armée et où Al-Qaïda est très actif, est secoué par une violence endémique, sur fond d'instabilité politique. Des étrangers ont été enlevés par Al-Qaïda, qui détient notamment un enseignant sud-africain qu'il menace d'exécuter si une rançon n'est pas versée.

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