NOUVELLES

Pollution: dégradation de la qualité de l'air dans les grandes villes, graves risques de santé à prévoir

07/05/2014 09:21 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
The skyscrapers of the Canary Wharf business district in London are shrouded in smog, as seen from a viewing gallery on the Orbit sculpture in the Queen Elizabeth Olympic Park during an tour of the park organized for the media, Wednesday, April 2, 2014. British authorities have warned people with heart or lung conditions to avoid exertion as a combination of industrial pollution and Sahara dust blankets the country in smog. The environment department said Wednesday's air pollution level could reach the top rung on its 10-point scale. (AP Photo/Matt Dunham)

La qualité de l'air dans les grandes villes du monde continue à se dégrader, faisant peser un risque grave de santé pour les habitants, souligne mercredi un rapport de l'OMS.

Cette étude portant sur 1600 villes dans 91 pays constate que seulement 12% de la population totale de ces ensembles urbains respirent un air conforme aux normes de l'Organisation Mondiale de la Santé.

"Globalement malheureusement la situation de la pollution de l'air se détériore", a constaté Mme Maria Neira, Directeur pour la santé publique à l'OMS à Genève.

Les villes les plus touchées par cette dégradation sont dans les pays en développement alors que des villes de pays riches ont vu la qualité de leur air améliorée.

Dans un précédent rapport en mars l'OMS avait estimé que cette pollution aux particules fines due surtout à la combustion du charbon et aux moteurs diesels des véhicules avait contribué à la mort de 3,7 millions de personnes dans le monde en 2012.

"La pollution de l'air affecte sérieusement la santé, la situation est vraiment dramatique", a déclaré Mme Neira aux journalistes.

Cette pollution est associée aux décès par problèmes cardiaques, maladies respiratoires et cancer des poumons.

Les niveaux de particules fines PM10 (10 microns) sont par exemple 20 fois supérieurs aux normes (20 microgrammes par mètre cube) à Rawalpindi au Pakistan, et 28 fois supérieurs aux normes à Delhi. Les particules encore plus petites de 2,5 microns (PM2,5) qui peuvent passer dans le sang via les poumons, se trouvent à des concentrations dix fois supérieures aux normes (10 microgrammes par m3) à Rawalpindi et 15 fois à Delhi.

"Nous ne pouvons acheter de l'air propre en bouteilles, mais les villes peuvent prendre des mesures pour améliorer la qualité de l'air et sauver la vie de leurs habitants", a souligné le docteur Carlos Dora, du département de santé publique de l'OMS, citant les exemples de Bogota et Copenhague où les populations ont été encouragées à marcher, circuler à vélo et à prendre les transports publics.

INOLTRE SU HUFFPOST

Faire ou ne pas faire en cas de pollution aux particules fines
Les internautes partagent leurs photos de pollution sur Twitter