POLITIQUE

Les péquistes sont réunis en retraite fermée pour panser leurs plaies

07/05/2014 12:58 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT
Agence QMI

QUÉBEC - Encore sonnés par la défaite du 7 avril, les 30 députés du Parti québécois se sont isolés, mercredi en Beauce, pour tenter de tirer des leçons de la débâcle électorale.

Jusqu'à jeudi, les élus péquistes feront le point sur la dernière campagne électorale au domaine «La Cache à Maxime», à Scott, loin du tumulte des grands centres.

Un porte-parole de l'aile parlementaire, Bruno-Pierre Cyr, a indiqué que des «discussions importantes» étaient à l'ordre du jour pour cerner «ce qui n'a pas fonctionné» pendant la dernière campagne.

Cette rencontre post-mortem fait suite à la réunion-bilan des présidents régionaux et des membres de l'exécutif du parti tenue samedi dernier à Laval.

En Beauce, les députés espèrent refaire l'unité des troupes alors que l'édifice péquiste a semblé mardi craquer encore un peu plus.

En effet, le député de Rosemont, Jean-François Lisée, a critiqué ouvertement la gestion du débat sur la charte des valeurs par son collègue Bernard Drainville et l'ancien ministre de la Justice, Bertrand Saint-Arnaud, défait au scrutin du 7 avril. Il a reproché à MM. Drainville et Saint-Arnaud d'avoir entretenu l'ambiguïté au sujet de l'existence ou non d'avis juridiques sur la constitutionnalité du projet de charte. M. Lisée a choisi de faire sa sortie publique la journée même où M. Drainville faisait la tournée des médias pour défendre ses décisions dans le dossier de la charte.

M. Lisée est perçu comme l'un des aspirants possibles à la succession de la chef démissionnaire Pauline Marois, avec M. Drainville, Pierre Karl Péladeau, Véronique Hivon, Réjean Hébert, Alexandre Cloutier, Sylvain Gaudreault et Pascal Bérubé.

D'ailleurs, les règles et le calendrier entourant la course au leadership du parti seront vraisemblablement abordés pendant la rencontre à huis-clos.

Les péquistes se réuniront de nouveau la semaine prochaine en caucus, cette fois pour préparer la rentrée parlementaire du 20 mai, alors qu'ils devront assumer l'opposition officielle face au gouvernement libéral de Philippe Couillard.

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