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Ottawa ne devrait pas remercier que les militaires pour la mission afghane

07/05/2014 05:04 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Pendant que le gouvernement installe les gradins pour une cérémonie rendant hommage aux militaires qui ont servi en Afghanistan, une sénatrice conservatrice déplore qu'on oublie de remercier les civils.

Nancy Ruth se désole qu'en multipliant les hommages aux militaires, on ne dit rien de tous les civils canadiens qui ont fait des sacrifices pour l'Afghanistan.

Vendredi, il y aura défilé militaire sur la colline parlementaire, survol d'avions militaires pendant une cérémonie qui réunira, entre autres, les familles des 158 militaires tués en Afghanistan.

On prévoit stationner un char d'assaut sur la pelouse. Certains s'inquiètent, d'ailleurs, du poids de la machine sur pareil terrain. Un hélicoptère militaire doit aussi faire partie du décor.

«Ça me dépasse», a dit la sénatrice Ruth, à sa sortie de la réunion hebdomadaire des parlementaires conservateurs, mercredi après-midi.

Elle s'est plainte de l'absence de reconnaissance «pour les gens qui ont donné de l'argent (...) pour offrir de l'appui aux enseignants en Afghanistan, pour les travailleurs de l'ACDI qui sont allés là-bas et ont aussi risqué leur vie». Elle a également parlé des groupes de citoyens canadiens qui ont offert leur aide aux ONG en Afghanistan, qui ont contribué aux écoles, aux soins infirmiers, à la santé maternelle.

«Je ne comprends pas pourquoi on ne reconnaît pas le travail de ces gens, qu'on ne le fait que pour les militaires», s'est-elle désolée.

Selon elle, ceux qui ont prévu toute cette cérémonie en en excluant les civils ont assurément fait «une erreur».

Ce n'est pas la première critique qu'essuie le gouvernement pour cette cérémonie annoncée comme une journée nationale pour honorer les militaires qui ont servi en Afghanistan, une mission qui s'est étalée sur 12 ans.

La journée, finalement, se limite à la cérémonie à Ottawa et n'a pas vraiment de caractère «national». Les cérémonies à l'extérieur de la capitale ont été très peu planifiées et n'ont bénéficié d'aucune publicité.

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