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Le Liban n'a pas autorisé l'entrée de Palestiniens fuyant la Syrie (ONU)

07/05/2014 03:17 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens a indiqué mercredi que le Liban refusait toujours l'entrée de Palestiniens fuyant la Syrie, malgré une déclaration des autorités libanaises assurant qu'il n'y avait pas d'interdiction officielle d'entrée pour ces réfugiés.

"L'UNRWA surveille la situation au point de passage de Masnaa entre le Liban et la Syrie et peut rapporter qu'aucun réfugié palestinien de Syrie n'a été autorisé à entrer au Liban aujourd'hui et qu'on a refusé l'entrée à des familles qui avaient essayer de passer" au Liban, a affirmé le porte-parole de l'UNRWA Chris Gunness.

"Nous avons reçu des assurances des autorités libanaises sur le fait que ces restrictions étaient provisoires. J'espère qu'elles seront levées dans les prochains jours", a-t-il ajouté.

La veille, les services de sécurité libanais avaient assuré qu'il n'y avait "absolument aucune décision interdisant (aux Palestiniens) l'entrée au Liban, et que la frontière leur était ouverte", selon l'Agence nationale d'information (ANI).

Human Rights Watch (HRW) et une agence de l'ONU avaient exprimé leur inquiétude mardi face au refoulement par le Liban de Palestiniens fuyant la guerre en Syrie.

Le Liban n'est pas signataire de la convention internationale sur les réfugiés mais le pays a généralement ouvert ses frontières aux personnes fuyant le conflit en Syrie en dépit de l'ampleur de l'afflux.

Le Liban, un petit pays de quelque 4 millions d'habitants, accueille le plus grand nombre de réfugiés de Syrie, avec plus d'un million de personnes dont près de 52.000 Palestiniens.

Mercredi, M. Gunness a réitéré l'appel du Conseil de sécurité de l'ONU "à soutenir les pays voisins de la Syrie, en aidant les réfugiés et les populations affectées".

Selon des défenseurs des droits de l'Homme, les Palestiniens en Syrie, qui étaient autrefois 500.000, ont été pris pour cible par les deux parties en conflit, devenant une des communautés les plus vulnérables du pays.

Le quartier palestinien le plus populeux, Yarmouk, situé dans le sud de Damas, est assiégé par l'armée depuis l'an dernier et les civils n'ont pu recevoir que de très petites quantités de nourriture et de médicaments grâce à des distributions organisées par l'UNRWA et d'autres organisations.

ser/feb/cco

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