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Inde: Rahul Gandhi bataille pour garder son siège à l'approche de la fin du scrutin

07/05/2014 12:47 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

Rahul Gandhi, héritier de la plus fameuse dynastie politique indienne et chef de la campagne du parti du Congrès pour les législatives, défend mercredi son siège de parlementaire lors de la dernière ligne droite d'un scrutin marathon.

Plus de 95 millions d'électeurs se rendent aux urnes au cours de cette avant-dernière phase des législatives, dont ceux de la circonscription d'Amethi, dans l'Etat de l'Uttar Pradesh (nord), où Rahul Gandhi va tenter de préserver son avenir politique.

Gandhi, 43 ans, n'est pas parvenu à relancer la campagne du parti du Congrès, donné perdant après dix ans au pouvoir face au parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP).

Le défi auquel est confronté Rahul Gandhi a été illustré par le meeting tenu en début de semaine par Narendra Modi à Amethi, bastion du Congrès depuis plus de 30 ans, au cours duquel le leader du BJP a estimé que rien ne pourrait sauver la famille Gandhi.

Modi a exhorté les électeurs d'Amethi à "rompre les liens avec la famille" qui a donné trois Premiers ministres à l'Inde.

"La bataille se concentre désormais autour de la question de la pertinence de la famille Gandhi comme leader incontesté du Congrès", a dit Modi dans un entretien au Times of India mardi.

Les sondages attribuent la perte de confiance envers le Congrès aux scandales de corruption qui ont émaillé ses 10 ans au pouvoir, à une inflation galopante et au ralentissement de la croissance.

Ils donnent le BJP en tête de ses élections mais ne prévoient pas de majorité absolue pour le parti nationaliste hindou. Les résultats des élections sont prévus le 16 mai.

Modi a accentué ses attaques contre la famille Gandhi dans leur bastion familial car il pressent la victoire proche, selon les analystes.

"Sa visite a été un coup direct porté à Rahul", estime l'analyste politique et commentateur Amulya Ganguli auprès de l'AFP.

"Mais il n'y a quand même qu'une faible possibilité que Rahul perde" son siège de parlementaire, ajoute-t-il.

Le Congrès a dirigé l'Inde pendant l'essentiel des années qui se sont écoulées depuis l'indépendance en 1947.

Mais pour l'analyste, la dynastie Gandhi pourrait affronter une révolte au sein du parti s'il échouait à emporter au moins 100 des 543 sièges en jeu de la chambre basse du parlement.

De leur côté, les membres de la familles Gandhi ont ciblé leurs attaques sur les risques de divisions entre la majorité hindoue et la communauté musulmane minoritaire si Modi parvenait au pouvoir.

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