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Désertion: réprimande et amende en cour martiale pour un officier

07/05/2014 08:59 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT

HALIFAX - L'officier de la Marine royale canadienne Derek De Jong, qui a plaidé coupable à une accusation de désertion pour avoir quitté son poste à bord d'un navire de ravitaillement, s'est fait servir mercredi une sévère réprimande et une amende de 5000 $ de la part d'un juge militaire, à Halifax.

Cette peine correspond à peu près à celle demandée à la cour martiale par l'avocate de la défense, Sara Collins. Pour sa part, le procureur du tribunal militaire avait suggéré qu'une réprimande et une démotion soient imposées au déserteur.

La loi martiale canadienne prévoit qu'un crime de désertion peut signifier un emprisonnement à perpétuité.

Le lieutenant de Jong a soutenu lors du procès qu'il avait été victime de harcèlement, ce qui devait, à son avis, être considéré comme un facteur atténuant. Il a notamment raconté qu'une collègue avait uriné sur le plancher de sa cabine avant qu'il ne décide de quitter le navire amarré à Key West, en Floride.

Après avoir déserté, le lieutenant de Jong s'était rendu à la police militaire dès son retour à Halifax.

Interrogé à l'extérieur du tribunal, il a affirmé qu'il considérait que sa sentence était juste.

«La cour a été plus que juste. Je m'attendais à ce que la punition soit plus grande qu'une sévère réprimande et 5000 $», a affirmé le lieutenant de 43 ans. Un procureur militaire avait réclamé au juge une démotion d'un rang, à celui de sous-lieutenant.

En conférence de presse plus tard dans la journée, le commodore Scott Bishop, commandant de la flotte de la marine Atlantique, a admis qu'il avait entendu parler de l'incident de l'urine après la désertion du lieutenant.

Il a soutenu que les mesures nécessaires avaient été prises contre l'officier accusé mais a refusé de donner des détails. Il a confirmé que la femme est toujours dans la marine.

«Nous avions un protocole et il a été suivi», a-t-il dit.

Maintenant que le procès est terminé, la marine peut enfin enquêter sur les allégations de harcèlement de M. de Jong.

«Une enquête officielle se penchera sur l'ensemble du dossier pour aller au fond des allégations du lieutenent de Jong, et nous verrons à partir de là», a affirmé le commandant.

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