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De la rouille détectée sur le HMCS Iroquois prive la marine d'un autre destroyer

07/05/2014 08:19 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT

HALIFAX - La Marine royale canadienne a perdu l'usage d'un autre de ses destroyers de défense antiaérienne pour une période indéterminée après y avoir découvert de la rouille, ajoutant un appareil aux quelque 15 navires qui subissent des opérations régulières de maintenance, modernisation et réparation.

Le HMCS Iroquois s'est amarré à Halifax autour de la mi-avril après qu'on eut détecté de la corrosion dans un espace de machinerie dans le bateau, qui portait aussi des fissures structurelles.

Une évaluation a présentement lieu afin de déterminer si le bateau a besoin de réparations et si les coûts valent la peine, a expliqué le commandant Jay Harwood. Le bateau de 42 ans doit être démantelé dans quelques années.

M. Harwood n'a pas précisé l'endroit de la rouille ni son étendue, disant simplement qu'elle se trouvait à l'intérieur et qu'une équipe de plongeurs avait inspecté le dessous de l'appareil pour s'assurer que la rouille n'avait pas traversé la coque.

L'immobilisation du HMCS Iroquois prive la marine d'un atout important et réduit certaines possibilités, croit l'analyste de la défense Martin Shadwick.

Les destroyers sont des bateaux de commandement et de contrôle, mais ce sont aussi les seuls navires équipés d'un système de missiles de défense antiaérienne à longue portée.

Alors que la soeur du HMCS Iroquois, le HMCS Algonquin, subit des réparations pour des dommages causés par un accident en février, la marine n'a plus qu'un destroyer disponible. Plusieurs frégates sont également en opération de modernisation. Au total, il manque huit bateaux sur chaque côte canadienne.

Selon M. Shadwick, les conséquences pourraient se faire sentir sur les opérations de surveillance de la pêche ou sur la participation à des missions visant à contrer la piraterie ou le trafic de drogue.

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