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WestJet songe à accroître son service international avec des gros-porteurs

06/05/2014 07:58 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - WestJet songe à transporter sa rivalité avec Air Canada outre-mer en lançant un service international qui utiliserait des gros-porteurs.

La ligne aérienne de Calgary a indiqué mardi que le nouveau service pourrait être en place d'ici un an et demi à trois ans et demi, si son conseil d'administration lui donnait le feu vert. WestJet a déjà évoqué cette possibilité avec ses pilotes et tient des rencontres avec de potentiels locateurs et constructeurs d'avions.

«Alors aucune décision n'a été prise, mais nous mettons toutes les pièces en place pour pouvoir prendre une bonne décision», a expliqué le président et chef de la direction de WestJet, Gregg Saretsky, lors d'une conférence téléphonique pour discuter des résultats financiers du premier trimestre, qui ont fait état d'un plus faible bénéfice.

WestJet (TSX:WJA) mettra déjà un pied dans le marché européen en lançant le mois prochain un service à destination de Dublin, en Irlande. Les voyageurs partiront de St. Jean, à bord de Boeing 737 à fuselage étroit. La demande pour ce vol est telle que le service saisonnier sera prolongé d'environ trois semaines, jusqu'au 25 octobre.

«Tout cela nous donne une meilleure confiance quant à l'existence d'une solide demande pour un produit international axé sur la valeur, une initiative à laquelle WestJet s'intéresse», a expliqué M. Saretsky avant l'assemblée des actionnaires de la ligne aérienne, à Toronto.

Celui-ci n'a pas voulu dire combien de gros avions pourraient être ajoutés à sa flotte, ou encore quelles destinations pourraient être desservies.

«De toute évidence, nous nous intéressons aux marchés qui sont encombrés par des tarifs très élevés, et ils sont nombreux sur la scène internationale, alors les occasions d'affaires sont présentes dans plusieurs secteurs géographiques.»

L'expansion de WestJet sur le marché mondial lui permettrait de faire concurrence à Air Canada (TSX:AC.B) et au voyagiste Transat A.T. (TSX:TRZ.B), qui font déjà voler de gros appareils à plusieurs destinations, notamment en Europe.

WestJet a en outre indiqué qu'elle déciderait, plus tard cette année, si elle doit commencer à imposer des frais dès le premier bagage enregistré.

Selon M. Saretsky, la décision de Porter Airlines de charger 25 $ pour le premier bagage et 35 $ pour un deuxième bagage sur les vols nationaux est «un indicateur des mesures qui doivent être prises par les lignes aériennes pour contrebalancer les vents contraires auxquels nous faisons face».

Le bénéfice net de WestJet a reculé de deux pour cent à 89,3 millions $ pour le trimestre clos le 31 mars, contre 91,1 millions $ un an plus tôt. Par contre, le bénéfice par action s'est chiffré à 69 cents, soit 1 cent de plus que l'an dernier.

Après les ajustements pour les éléments non récurrents, le bénéfice a atteint 59 cents par action, soit 4 cents de moins que ce qu'attendaient les analystes interrogés par Thomson Reuters. Les revenus ont dépassé le cap du milliard de dollars, avec une croissance de 7,7 pour cent par rapport à l'an dernier.

Après avoir augmenté ses tarifs de deux pour cent en février, WestJet a continué de les hausser sur les marchés où la demande était plus forte. Les frais accessoires ont grimpé de 28 pour cent à 10,55 $ par passager au cours du trimestre. Les frais, notamment ceux pour modifier ou annuler des vols, présélectionner les sièges et acheter de la nourriture visent à contrebalancer les hausses de coûts du transporteur et l'impact de la dépréciation du dollar canadien.

Cependant, WestJet a indiqué ne pas avoir l'intention d'imposer une surcharge pour la devise, comme certains exploitant de vols nolisés l'ont fait.

Par ailleurs, la ligne aérienne a annoncé que l'expansion de son service régional Encore dans l'est du pays se poursuivrait avec le lancement de deux vols quotidiens entre Toronto et Québec à partir du mois de mars prochain, sur les ailes de Q400s de Bombardier.

L'action de WestJet a reculé mardi de 55 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 24,42 $.

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