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Wall Street finit en nette baisse, plombée par le décrochage de Twitter

06/05/2014 04:53 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

Wall Street a fini nettement dans le rouge mardi, minée par le plongeon du réseau social Twitter, qui a plombé dans son sillage d'autres titres technologiques phare, et des craintes persistantes sur l'Ukraine: le Dow Jones a lâché 0,78% et le Nasdaq 1,38%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average s'est déprécié de 129,53 points à 16.401,02 points et le Nasdaq, à dominante technologique, a chuté de 57,30 points à 4.080,76 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est déprécié de 0,90% ou 16,94 points, à 1.867,72 points.

Après avoir commencé la séance en légère baisse, les indices se sont enfoncés dans le rouge à la suite du plongeon du réseau social Twitter, qui a fini au plus bas niveau de son histoire.

Plombé par l'arrivée à expiration d'une interdiction de vente de titres imposée à ses salariés et dirigeants depuis son entrée en Bourse en novembre, le titre s'est enfoncé de presque 18% sur la séance.

"Je n'ai jamais vu un tel massacre", a fait valoir Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services. Quelque "20% de baisse pour une expiration d'interdiction, c'est énorme", a jugé le gérant de portefeuilles.

Dans son sillage, les réseaux Facebook et LinkedIn ont dégringolé respectivement de 4,39% et 5,69%, tout comme le géant du commerce en ligne Amazon (-4,09%), le constructeur de voitures électriques Tesla Motors (-4,31%), la radio en ligne Pandora Media décrochant de 8,94%.

"Twitter, c'est aussi un test. Si les employés vendent le premier jour" de la libération des actions, "cela montre qu'il y a une défiance à l'intérieur de la société" sur sa valorisation, a estimé M. Volokhine. "C'est vraiment voter avec ses pieds".

Cette contre-performance spectaculaire a de nouveau ramené au premier plan les doutes des investisseurs sur la valeur réelle des entreprises "tech" à forte croissance et à la grande visibilité.

"Et toute inquiétude externe, sur l'Ukraine par exemple, est un prétexte tout trouvé pour les investisseurs désireux de se détacher" de leurs titres, a souligné Michael James, de Wedbush Securities.

Des dizaines de personnes ont péri depuis vendredi en Ukraine, emportées par la spirale de violences séparatistes qui a saisi le pays.

Dans ce contexte, le "regain d'activité dans les fusions-acquisitions" n'est pas parvenue "à occulter les inquiétudes persistantes suscitées par les tensions géopolitiques", ont noté les experts de Charles Schwab.

Sur le plan des indicateurs, le déficit commercial des États-unis s'est réduit en mars sous l'effet d'une montée en puissance des exportations, mettant fin à trois mois consécutifs d'aggravation. Mais la baisse reste légèrement inférieure à celle envisagée par les analystes.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,595% contre 2,611% lundi soir et celui à 30 ans à 3,381% contre 3,408% à la précédente clôture.

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