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USA: Monica Lewinsky sort de son silence, évoque son "humiliation"

06/05/2014 12:17 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

L'ancienne stagiaire de la Maison Blanche Monica Lewinsky, avec laquelle Bill Clinton a reconnu en 1998 avoir eu une "relation inconvenante", sort de son silence dans Vanity Fair pour évoquer l'"humiliation mondiale" subie à la suite de son histoire avec l'ex-président.

"Il est temps de tourner la page", explique Monica Lewinsky sur le site du mensuel américain, désireuse de se "réapproprier (son) histoire et donner un sens à (son) passé".

"Je regrette profondément ce qui est arrivé entre le président Clinton et moi", souligne-t-elle.

Après une dizaine d'années de quasi-silence, l'ancienne stagiaire désormais âgée de 40 ans explique qu'elle a été tellement silencieuse que "la rumeur dans certains cercles devenait que les Clinton avaient dû me payer". Or "rien n'est plus éloigné de la vérité", affirme-t-elle.

Il est temps d'arrêter "de marcher sur la pointe des pieds autour de mon passé --et de l'avenir d'autres gens. Je suis déterminée à écrire une fin différente à mon histoire", ajoute-t-elle.

"C'est vrai, mon chef a profité de moi, mais je resterai toujours ferme sur ce point: il s'agissait d'une relation consensuelle", souligne la jeune femme.

"Toute cette notion de maltraitance est venue après, quand je suis devenue bouc émissaire pour protéger (la) puissante position" de Bill Clinton, explique-t-elle.

Après le scandale à la fin des années 1990, Mme Lewinsky assure qu'elle a "refusé des offres (d'emploi) qui auraient pu lui faire gagner plus de 10 millions de dollars par an, parce que ça ne semblait pas être la bonne chose à faire".

Elle a alors déménagé à Londres, où elle a passé un diplôme en psychologie sociale à la London School of Economics, puis à Los Angeles, New York et Portland (Oregon, nord-ouest). Elle a postulé à divers emplois dans la communication et le marketing, mais "en raison de ce que les employeurs qualifiaient avec tact de mon +histoire+, je n'étais jamais la +bonne personne+ pour le poste".

L'ancienne stagiaire de la Maison Blanche estime avoir été en 1998 "non seulement la personne la plus humiliée au monde", mais "sans doute la première personne dont l'humiliation mondiale a été propagée par internet".

Son objectif, assure-t-elle, est désormais de s'impliquer dans la défense "de victimes d'humiliations et de harcèlement en ligne et de commencer à parler de ce sujet dans des forums publics".

En août 1998, le président américain Bill Clinton avait été contraint d'admettre devant un grand jury qu'il avait eu une "relation inconvenante" avec Monica Lewinsky à la Maison Blanche.

are/jca

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