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Soudan du Sud: le chef rebelle Machar a confirmé qu'il verrait Salva Kiir à Addis (Ban)

06/05/2014 09:44 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

L'ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar a confirmé mardi qu'il irait à Addis Abeba pour des pourparlers directs avec le président sud-soudanais Salva Kiir, qu'il combat depuis mi-décembre, a annoncé à Juba le secrétaire général de l'ONU après lui avoir parlé au téléphone.

Cette rencontre, destinée à mettre fin au conflit accompagné de massacres et d'exactions ethniques qui ensanglante depuis le 15 décembre le Soudan du Sud, est prévue vendredi dans la capitale éthiopienne, a indiqué M. Ban, citant Salva Kiir. Il a ajouté que Riek Machar lui avait garanti par téléphone sa présence, sans pouvoir confirmer pouvoir être là dès vendredi.

"Selon le président Salva Kiir, ils doivent se rencontrer le 9 (mai)", a déclaré Ban Ki-moon à la presse à l'issue d'une visite à Juba, ajoutant que M. Machar lui avait dit par téléphone "qu'il serait présent" à Addis Abeba mais "qu'il ferait de son mieux car il se trouve dans une zone reculée".

M. Machar a fui dimanche la localité de Nasir, QG de sa rébellion près de la frontière éthiopienne, reprise par l'armée sud-soudanaise, et sa localisation actuelle est inconnue.

Les autorités sud-soudanaises avaient déjà confirmé que M. Kiir se rendrait dans la semaine à Addis Abeba. Le 2 mai, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait reçu l'accord de principe de MM. Kiir et Machar pour cette rencontre.

M. Kerry avait laissé présager aux deux dirigeants des sanctions ciblées - gel d'avoir et interdiction de voyager - s'ils ne mettaient pas fin aux combats et aux exactions ethniques contre les civils qui les accompagnent.

Malgré ces menaces et la visite de M. Ban, les combats se sont poursuivis mardi, notamment autour de la localité de Bentiu, capitale de l'Etat pétrolier d'Unité (nord), près de la frontière soudanaise.

Des négociations à Addis Abeba, destinées à trouver une solution politique au conflit qui a déjà fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts au Soudan du Sud, plus jeune nation du monde indépendante depuis juillet 2011, sont au point mort.

Une première phase de discussions avait péniblement accouché le 23 janvier d'un cessez-le-feu mort-né.

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