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Energie: le G7 confirme son soutien à l'Ukraine en cas de "situation critique"

06/05/2014 11:52 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

Les ministres de l'Energie du G7 réunis à Rome ont "confirmé leur soutien" à l'Ukraine "en cas de situation critique" pour ses approvisionnements, a indiqué mardi la ministre italienne du Développement Federica Guidi.

"L'énergie ne doit pas être utilisée comme un moyen de pression politique", ont indiqué, dans un communiqué final, les ministres des 7 plus grands pays industrialisés, réunis depuis lundi.

"Nous sommes très inquiets des implications des évènements en Ukraine sur la sécurité énergétique, du fait de la violation par la Russie de l'intégrité territoriale de l'Ukraine", ont-ils indiqué.

"Nous sommes unis dans notre détermination à apporter différents types d'assistance à l'Ukraine pour renforcer sa sécurité énergétique", ont-ils ajouté. Le communiqué prévoit aussi que "les pays du G7 travailleront pour compléter les efforts de la Commission européenne afin de développer des plans énergétiques d'urgence pour l'hiver 2014-2015".

La ministre a tenu cependant à souligner que la rencontre de Rome -- décidée en mars au début de la crise ukrainienne -- n'a pas porté exclusivement sur ce conflit et a été l'occasion "d'aller au-delà pour élaborer une stratégie de moyen-long terme afin de diversifier les technologies et les infrastructures et avoir une politique énergétique plus sûre et efficace".

Pour la ministre française de l'Ecologie, de l'Energie et du Développement durable Ségolène Royal, le G7 énergie "n'était pas le lieu indiqué pour des sanctions économiques contre la Russie".

"Nous étions dans un autre état d'esprit, sur l'idée de dynamiques positives. Nous avons voulu saisir cette crise pour accélérer l'accès de pays trop dépendants (d'une seule source énergétique) à de nouvelles technologies", a expliqué Mme Royal.

Selon la ministre française, cette réunion du G7 énergie a aussi pour mérite d'avoir "inscrit la question de la sécurité énergétique dans une problématique élargie à la lutte globale contre le réchauffement climatique". "Malgré des modèles énergétiques différents, on a réussi à converger pour mettre en commun ce que nous faisons de meilleur dans chaque pays", a-t-elle dit.

Le communiqué final insiste sur la nécessité de diversifier les sources et canaux d'approvisionnement et d'accélérer la mutation énergétique qui passe par davantage d'économies d'énergie et un fort soutien aux énergies renouvelables.

"Les combustibles fossiles restent un élément important c'est impossible de les abandonner d'un jour à l'autre même s'il faut soutenir les technologies low carbon, le nucléaire et les autres formes non conventionnelles respectant l'environnement", a souligné Mme Guidi, en souhaitant le développement en Italie de sites pour la regazéification du gaz naturel liquéfié.

Dans une allusion à certains gisements inexploités, elle a aussi prôné une plus "grande utilisation des extraordinaires ressources dont dispose l'Italie, en tenant compte de l'impact sur l'environnement et de l'attention pour les populations locales".

Dans le cas de l'Italie, Mme Guidi a souligné en outre "l'importance stratégique" des gazoducs South Stream qui transportera le gaz russe vers l'Europe en évitant l'Ukraine et TAP, qui acheminera le gaz d'Azerbaidjan en passant par la Grèce et l'Albanie.

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