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Après deux blanchissages de suite, Fleury a les Rangers dans les câbles

06/05/2014 06:51 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - Avant le début de leur série demi-finale de l'Association Est, on croyait que le seul endroit où les Rangers de New York avaient un avantage net sur les Penguins de Pittsburgh était devant le filet avec Henrik Lundqvist.

Le Suédois a été bon lors des trois premiers matchs de la série, mais à l'autre bout de la patinoire, Marc-André Fleury a fait taire ses détracteurs en signant deux blanchissages en deux jours.

Les Penguins ont donc l'avantage dans toutes les facettes et leur avantage de 2-1 dans la série semble encore plus imposant. Le match no 4 aura lieu mercredi, à New York.

«Il mérite une note de 10 sur 10, a déclaré le défenseur Kristopher Letang, mardi. Pour les gars dans le vestiaire, Fleury a toujours été notre gardien et il nous donne une chance de gagner à tous les soirs.

«Depuis le début des séries, il est notre meilleur joueur.»

Letang n'est pas le seul à louanger le gardien québécois.

Depuis une défaite de 3-2 en prolongation lors du match no 1, Fleury a été parfait. Il a stoppé 22 tirs dans une victoire à domicile de 3-0 des Penguins dans le deuxième match et il a enchaîné avec une soirée de 35 arrêts dans un gain de 2-0 des siens lundi au Madison Square Garden de New York.

«Je me sens bien sur la glace, je suis confiant, a mentionné Fleury. Nous ne voulions pas leur donner grand-chose et c'est ce que nous avons fait.»

Oubliez le joueur qui a été critiqué continuellement, surtout celui qui a semblé en arracher lors du premier tour face aux Blue Jackets de Columbus, quand aucune avance ne semblait confortable.

Malgré tous les obstacles, Fleury — premier choix lors du repêchage de la LNH en 2003 et champion de la coupe Stanley avec les Penguins en 2009 — trouve le moyen de rebondir.

«J'ai gagné beaucoup de matchs avec Marc-André Fleury devant le filet, a rappelé l'entraîneur-chef des Penguins Dan Bylsma. On le remet en question depuis qu'il a 17, 18 ans. Il y a des gens qui le remettent en question depuis longtemps, mais il ne fait que répondre à ces questions.»

Ce ne fut pas le cas l'an dernier, quand Fleury a connu un premier tour atroce face aux Islanders de New York, perdant même son poste de partant au profit du vétéran Tomas Vokoun. Ce dernier avait ensuite guidé les Penguins jusqu'en finale de l'Est, là où ils avaient été balayés par les Bruins de Boston.

Après un été bien loin des réflecteurs, et après avoir passé du temps en compagnie d'un psychologue sportif, Fleury a retrouvé son aplomb. Il est maintenant la raison principale pour expliquer les succès des Penguins face aux Rangers.

«Ça calme toute l'équipe quand votre gardien joue avec autant de confiance, a expliqué le capitaine des Penguins Sidney Crosby, qui a inscrit son premier but du tournoi printanier lors du match no 3. Les Rangers obtiennent une occasion, il fait l'arrêt et nous passons à l'attaque.»

Bylsma a sa théorie pour expliquer comment Fleury fait pour ne pas être dérangé par ses détracteurs.

«Il a beaucoup de pratique, a-t-il dit. Il fait face aux mêmes questions depuis 100 jours de suite. Il sait que la seule vraie réponse sera donnée sur la glace, en gagnant des matchs.»

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