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Pfizer a offert 100 milliards $ pour mettre la main sur AstraZeneca

28/04/2014 01:59 EDT | Actualisé 28/06/2014 05:12 EDT

LONDRES - Les actions du fabricant de médicaments anglo-suédois AstraZeneca ont grimpé de 15 pour cent, lundi, après que la société pharmaceutique américaine Pfizer eut annoncé avoir offert quelque 100 milliards $ US pour acquérir l'entreprise.

Pfizer, le fabricant du Viagra, a indiqué que AstraZeneca avait rejeté en janvier une offre initiale qui évaluait l'entreprise à environ 59 milliards de livres (soit environ 100 milliards $ US). L'offre en action et espèces représentait une prime de 30 pour cent par rapport au cours de clôture du titre d'AstraZeneca, de 35,26 livres, le 3 janvier, date vers laquelle la proposition a été faite.

AstraZeneca a affirmé avoir conclu que l'offre de Pfizer sous-évaluait largement AstraZeneca et ses perspectives.

Une tentative afin de relancer les discussions a été faite samedi, mais Pfizer a indiqué qu'AstraZeneca n'y avait pas pris part. Dans un communiqué émis à l'intention des marchés, dans lequel il précise les éventuels avantages d'une entente, Pfizer a dit demeurer intéressé et être confiant qu'une union soit possible.

L'annonce de l'offre faite par Pfizer survient alors que les fabricants de médicaments tirent profit des faibles taux d'intérêt pour procéder à des fusions et des acquisitions. La semaine dernière, une telle entente a impliqué le fabricant de médicaments suisse Novartis, qui a accepté de céder ses activités dans le secteur des vaccins pour le segment cancer de GlaxoSmithKline, et qui a vendu son service du médicament vétérinaire à Eli Lilly and Co.

Les sociétés pharmaceutiques cherchent à accroître leurs ventes et à réduire leurs coûts, alors que plusieurs d'entre elles voient leurs ventes faire du surplace ou même diminuer en raison d'une concurrence accrue et d'une augmentation des dépenses associés au développement de nouveaux produits.

L'offre de Pfizer pour AstraZeneca donnerait lieu à la plus importante prise de contrôle d'une entreprise britannique par une société étrangère. Il est possible que le gouvernement conservateur du premier ministre britannique David Cameron prenne position sur la question.

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