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l'OSCE exhorte les pays à ne pas payer de rançons pour libérer des otages

28/04/2014 11:32 EDT | Actualisé 28/06/2014 05:12 EDT

Le président de l'OSCE, M. Didier Burkhalter, qui préside également la Confédération helvétique, a exhorté lundi les pays à ne pas verser de rançons pour obtenir la libération d'otages car cela favorise les enlèvements.

"Il existe de nombreuses preuves montrant que le paiement de rançons sert à financer de nouvelles activités terroristes et encourage d'autres enlèvements", a-t-il déclaré.

"La mesure la plus efficace pour mettre un terme à ce modèle est d'appliquer et de promouvoir une politique de non-paiement de rançon", a ajouté le président suisse, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

S'adressant à l'ouverture d'une conférence de l'OSCE à Interlaken (Suisse centrale), consacrée aux défis "terroristes" posés aux gouvernements, M. Burkhalter a souligné que "si nous voulons combattre le terrorisme, nous devons empêcher son financement".

Le paiement ou non d'une rançon par un Etat pour libérer ses ressortissants, pris en otage, suscite de nombreuses controverses, car les familles font souvent pression sur les gouvernements pour qu'ils fassent tout pour libérer leurs proches.

M. Burkhalter a reconnu qu'appliquer le principe de non-paiement d'une rançon n'était pas une politique "aisée", mais il s'est dit "convaincu qu'il s'agissait d'une mesure indispensable pour empêcher les rapts à l'avenir et décourager les potentiels preneurs d'otages".

M. Burkhalter a également demandé aux pays de déconseiller à leurs ressortissants de voyager dans des pays à risques.

La conférence de l'OSCE, qui devait également se pencher sur le maintien du respect des droits de l'homme dans la lutte contre le terrorisme et le problème des combattants étrangers venus se battre en Syrie, a été largement occultée par la situation en Ukraine.

"La crise ukrainienne a montré au grand jour comment la perception d'une menace extérieure dans la région de l'OSCE peut diverger. L'effet de cette divergence est une insécurité grandissante pour tous", a déclaré M. Burkhalter.

Dans la ville ukrainienne de Slaviansk, des militants pro-russes ont refusé de libérer un groupe d'observateurs internationaux de l'OSCE. Ces observateurs ont été présentés à la presse dimanche en tant que "prisonniers de guerre".

M. Burkhalter a souligné à ce sujet qu'il n'était pas question de payer une rançon.

"Nous voulons qu'ils soient libérés, et nous ne discutons pas d'une rançon", a-t-il déclaré à l'AFP.

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