NOUVELLES

Les négociations entre Barrick Gold et Newmont sont rompues

28/04/2014 10:37 EDT | Actualisé 28/06/2014 05:12 EDT
Shutterstock / isak55

TORONTO - Barrick Gold (TSX:ABX) et Newmont Mining, deux des plus importants producteurs d'or au monde, ont chacun fait porter le blâme à l'autre, lundi, après que les pourparlers en vue d'une fusion eurent cessé.

L'américaine Newmont a rendu publique une lettre envoyée au cochef de la direction de Barrick, John Thornton, et au conseil d'administration de Barrick dans laquelle l'entreprise canadienne est pointée du doigt pour expliquer la fin des négociations.

«Bien que notre équipe ait trouvé constructif et professionnel l'engagement de votre équipe de direction, on ne peut pas juger de nature constructive nos discussions avec votre cochef de la direction au sujet de certaines questions stratégiques et structurelles de base au cours des deux dernières semaines», a écrit le président du conseil d'administration de Newmont, Vincent Calarco.

«Nos efforts pour parvenir à un consensus ont été rejetés à plusieurs reprises. Et alors que nous envisagions la poursuite du dialogue, nous avons lu dans les reportages de la presse financière sur la transaction une caractérisation de notre entreprise comme étant 'extrêmement bureaucratique et pas amicale pour les actionnaires'. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité», a ajouté M. Calarco.

Barrick a répliqué en accusant Newmont d'avoir cherché à revenir sur des éléments clés d'une liste de conditions signée le 8 avril, incluant la présence du siège social de l'entreprise fusionnée à Toronto, l'identification d'actifs devant être inclus dans une société essaimée, de même que les rôles du président du conseil, du directeur principal et du chef de la direction.

La semaine dernière, plusieurs informations circulaient à l'effet que les sociétés planchaient sur un accord en prévision de l'assemblée annuelle de Barrick Gold, qui doit se tenir mercredi. Le fondateur et président de la société minière, Peter Munk, annoncera son départ à l'occasion de cette réunion.

La fusion entre Barrick Gold et Newmont aurait mené à la création d'une société aurifère dont la production annuelle d'or aurait atteint près de 11 millions d'onces.

Cette transaction, qui faisait l'objection de spéculations depuis un bon moment, aurait permis aux deux sociétés de combiner leurs activités au Nevada et d'épargner des millions de dollars en coûts indirects, contrats d'approvisionnement et frais de main-d'oeuvre.

Les actions de Barrick Gold ont terminé la séance de lundi à 19,12 $ à la Bourse de Toronto, en baisse de 62 cents par rapport à leur précédent cours de clôture.