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Iran: l'ex-président Khatami demande la libération des opposants

28/04/2014 04:53 EDT | Actualisé 27/06/2014 05:12 EDT

L'ancien président iranien Mohammad Khatami a demandé la libération des opposants, notamment de Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi en résidence surveillée depuis février 2011, a rapporté lundi l'agence Isna.

Les deux candidats réformateurs à la présidentielle de 2009 avaient dénoncé des fraudes massives lors du scrutin et appelé leurs partisans à descendre dans la rue pour contester la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Plusieurs milliers de manifestants, d'activistes et de journalistes avaient été arrêtés mais la plupart ont été libérés depuis.

"C'est dans l'intérêt du pays, du régime et de tout le monde que ceux qui sont en résidence surveillée ou en prison soient libérés", a déclaré M. Khatami, cité par l'agence Isna.

M. Khatami a ajouté que l'une des attentes de l'élection du président Hassan Rohani en juin 2013 était un "changement de climat".

"Il y a eu malheureusement un tel retard dans la libération des prisonniers que la plupart seront de toute façon libérés (après avoir purgé leur peine) à moins qu'on crée d'autres charges contre eux. Mais il vaut mieux les libérer, même un jour en avance", a ajouté l'ancien président réformateur (1997-2005).

Les pays occidentaux et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, ont réclamé à plusieurs reprises la libération des opposants et des chefs de l'opposition.

Le président Rohani a promis de résoudre cette affaire, mais la décision revient au Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN) et au pouvoir judiciaire. Plusieurs responsables judiciaires ont affirmé que les deux hommes ne seraient pas libérés avant de s'être repentis.

Le procureur général iranien Gholamhossein Mohseni Ejeie, cité par l'agence officielle Irna, a répété lundi que "la décision concernant les chefs de la sédition (terme utilisé par les autorités pour désigner le mouvement de contestation) n'a pas changé".

En décembre, le député conservateur Ali Motahari avait critiqué la mesure de résidence surveillée et demandé la tenue d'un procès pour les deux hommes.

Selon le site d'opposition Kaleme.com, M. Karoubi s'est dit prêt à participer à un procès public pour s'expliquer sur ses accusations de fraudes lors du scrutin de 2009.

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