NOUVELLES

Claude Robinson veut faire saisir une caution de Ronald Weinberg

28/04/2014 01:19 EDT | Actualisé 28/04/2014 01:19 EDT
PC

S'il a gagné les trois premiers rounds, Claude Robinson n'a pas encore complètement gagné le combat contre ses adversaires qui lui doivent des millions de dollars.

Un texte de Isabelle Richer

Quatre mois après le jugement final de la Cour suprême, qui confirmait sous différents aspects les jugements de la Cour supérieure et de la Cour d'appel du Québec, l'auteur rencontre beaucoup de résistance à se faire payer les quelque 8 millions de dollars en dommages, indemnités et intérêts de la part des maisons de production qui ont volé et plagié son oeuvre, Robinson Curiosité.

Au mois de janvier, Claude Robinson a eu l'idée brillante de demander la saisie d'un montant de 140 000 $ que Ronald Weinberg avait déposé lors de son arrestation en 2011 pour pouvoir reprendre sa liberté. Le bref de saisie a été signifié à M. Weinberg ainsi qu'un procureur général du Québec, au profit duquel le cautionnement est toujours déposé.

Le procureur général ne s'est pas opposé à la procédure, cependant, Ronald Weinberg a dépêché un avocat pour annoncer qu'il s'opposait à la remise des 140 000 $ à M. Robinson.

« L'avocat a cinq jours pour contester la saisie. Il semble qu'il va soumettre que l'argent n'appartient pas à Ronald Weinberg [...] Pourtant, c'est bien lui qui l'a déposé au greffe », fait remarquer Claude Robinson.

Par ailleurs, depuis le jugement de la Cour suprême, l'auteur a reçu des sommes d'argent, notamment de Cinar et d'une compagnie d'assurance, mais elles sont loin d'être finales et il entend contester le calcul fait par les producteurs, surtout en ce qui a trait aux intérêts.

Il n'a toujours rien reçu de France Animation, de Christophe Izard ni de la maison Ravensburger, qui a même écrit dans son rapport annuel 2013 qu'elle comptait faire tout ce qui est légalement possible pour échapper à la réclamation de Claude Robinson.

« Cette société semble m'inviter à me battre pour obtenir mon dû, après trois jugements en ma faveur », se désole Claude Robinson. « Il s'agit pourtant d'une société inscrite en bourse,qui devrait se comporter comme un citoyen corporatif exemplaire », ajoute l'auteur.

« L'assureur a payé une portion, CINAR a payé une portion, on est en attente de voir les vrais chiffres arriver. »

— Claude Robinson

Pour le moment, Claude Robinson ne veut pas dévoiler les sommes qui lui ont été versées, attendant d'avoir le portrait plus complet des montants reçus et de ceux qu'il lui reste à obtenir.

INOLTRE SU HUFFPOST

Quelques réactions au jugement de la Cour suprême en faveur de Claude Robinson