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Viol d'une Canadienne à Paris: deux policiers sont mis en examen

27/04/2014 01:47 EDT | Actualisé 27/06/2014 05:12 EDT

PARIS - La justice française a mis en examen deux policiers parisiens en lien avec le viol présumé d'une Canadienne au 36, Quai des Orfèvres, le célèbre siège de la police judiciaire de Paris.

Dans un communiqué, le ministère français de l'Intérieur a indiqué dimanche que les deux agents, dont l'identité n'a pas été révélée, et un troisième considéré comme un témoin ont été suspendus en prévision de l'enquête à venir.

La mise en examen est une procédure judiciaire française visant à déterminer si des accusations seront portées contre un ou des individus.

Les autorités étudient actuellement la plainte déposée la semaine dernière par une touriste de Toronto au sujet d'un viol collectif.

Citant des sources policières, les médias français ont rapporté que la jeune femme de 34 ans avait rencontré les policiers, qui n'étaient pas en service, dans un bar près du siège de la police.

Selon la presse, la Torontoise a accepté de suivre les agents jusqu'à leur lieu de travail, mais serait ressortie secouée et aurait dit à un autre policier qu'elle avait été violée.

Quatre policiers ont d'abord été arrêtés. Les deux agents mis en examen ont été libérés sous caution samedi, tandis que les deux autres n'ont pas été accusés.

Sébastien Schapira, l'avocat de l'un des suspects, a soutenu que son client n'avait rien à se reprocher. En entrevue avec La Presse Canadienne, Me Schapira a affirmé que l'agent avait bien eu des relations sexuelles avec la plaignante, mais que cette dernière était consentante.

D'après les médias, la jeune femme a passé un examen médical durant lequel des échantillons d'ADN ont été recueillis.

Toujours selon Me Schapira, la Torontoise est rentrée chez elle après avoir lancé ses accusations; l'avocat estime cependant qu'elle aurait dû demeurer en France pendant que l'enquête suit son cours.

De son côté, les Affaires étrangères canadiennes n'ont pas voulu confirmer si la femme a bel et bien quitté la France, invoquant le respect de la vie privée..

Dans le communiqué publié dimanche, le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déclaré qu'il «tirera les conséquences de l’ensemble des fautes qui pourraient être relevées par les enquêtes en cours». Il a aussi indiqué qu'il était «indispensable que (les enquêtes) se déroulent dans les meilleures conditions pour établir la vérité».

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