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Raid aérien irakien contre un convoi jihadiste en Syrie

27/04/2014 06:13 EDT | Actualisé 27/06/2014 05:12 EDT

L'armée irakienne a lancé dimanche un raid aérien contre un convoi jihadiste en Syrie qui tentait d'approcher la frontière de l'Irak, tuant au moins huit personnes, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

C'est la première fois que l'armée irakienne revendique une attaque en Syrie en proie à la guerre entre régime et rebelles.

Des hélicoptères ont mené le raid dans l'est de la Syrie contre un convoi de camions qui tentaient de pénétrer en Irak pour "délivrer du carburant à l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL)", un groupuscule sunnite jihadiste, a précisé le général de brigade Saad Maan, porte-parole du ministère.

L'attaque a été menée "sans coordination avec le régime syrien", a ajouté M. Maan, soulignant la responsabilité pour les Irakiens de "protéger la frontière", d'un côté comme de l'autre.

Le convoi se trouvait non loin du point de passage de Boukamal, en route vers la province irakienne d'Al-Anbar, base arrière des combattants de l'EIIL.

Né en Irak après l'invasion américaine en 2003 et apparu pour la première fois en Syrie au printemps 2013, l'EIIL est haï par le reste de la rébellion syrienne à cause de la brutalité de ses méthodes à l'encontre des civils et son refus de coopérer avec les autres groupes dans la lutte contre le régime de Bachar al-Assad.

Chassé de plusieurs de ses positions en territoire syrien par les autres groupes rebelles, l'EIIL s'est replié dans son bastion du nord, Raqa. Il contrôle en Irak la ville de Fallouja, dans la province d'Al-Anbar, d'où l'armée n'est toujours pas parvenue à le déloger.

L'Irak est entraîné depuis un an dans une spirale de violences que ni l'armée ni la police ne parviennent à juguler. Cette escalade est alimentée par le conflit syrien, qui oppose une rébellion majoritairement sunnites au régime, dominé par les alaouites, une branche du chiisme.

Sunnites et chiites sont divisés en Irak, la minorité sunnite, au pouvoir pendant des décennies avant la chute de Saddam Hussein en 2003, s'estime discriminée par les forces de sécurité et les autorités, dominées par les chiites.

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